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    le blog de www.valerieferre.com 


    A VOIR ABSOLUMENT SI LA VIE SUR CETTE TERRE VOUS PARAIT TERNE !


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    cliquez sur 



     

    et vous verrez une symphonie.


    Une symphonie exquise de couleurs et de formes, le tout en musique... Laissons la magie de l’accélération du temps magnifier les Divines Créations Végétales et notre propre pouvoir créatif d'y ajouter les parfums ... Du Grand Art !

    "Si chaque homme chaque jour jetait une fleur sur le chemin de son prochain, 
    les routes de la terre seraient tellement plus agréables !"


    (Proverbe chinois)

     
     

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  • J'ai aimé sur le blog "zeboute.wordpress.com":

     

    (mon commentaire sur ce blog): 

    Je crois que les méthodes sont complémentaires, mais la relation humaine reste essentielle. Il faut conserver l'émerveillement, l'étonnement (philosophique), l'amour (de la lecture, de la vie, de l'existence...) 


     


    Recherche numérique et humaine, Google et la bibliothécaire

    Vous cherchez quelque chose ?

    Un roman, sur la condition humaine, oui, du XXeme siècle. Je vous propose Albert Camus, in the text.

    Une question, une réponse.

    That’s it !

    Et par Google, 10 000 réponses. 

    Faites votre choix, illustration à  l’entrée de la bibliothèque Gungahlin Public Library de Canberra, en Australie.

    Et d’une création happening de Neil Gaiman :

    « Google peut vous répondre avec 100 000 résultats, un libraire, ou bibliothécaire peut vous donner une seule réponse, et la bonne. »

    Parce que la bibliothécaire, ou le libraire comprend son interlocuteur, beaucoup mieux que les millions de données de Google. L’algorithme est froid, la relation est chaude …

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    On lira donc les nouveaux usages sur internet, certes, loin de la bibliothécaire, mais dans le même registre : la curation, ou la bonne proposition du bon lien numérique ou humain, au bon endroit : Histoire de la curation (voir ci-après)

     

    Définition et histoire de la curation, ou la transmission de la connaissance

    La curation est l’aggrégation de textes, de sujets, de curiosités et de les mettre en avant. Dans les bibliothèques, encyclopédies, les musées, les journaux, et maintenant, sur le web !

    Ce concept, repris récemment dans le monde numérique et de l’internet, fait référence au conservateur de musée, qui met en avant certaines pièces maitresses, dans une exposition. Sur le net, on met en avant certains articles. Voilà la curation. Trier, présenter, partager, sur un sujet, une passion. La curation, ce n’est pas nouveau. Restons dans le sens , et dans la modernité ! 

    Nous verrons ici que l’aggrégation, le classsement de sources d’information, autour d’un sujet ont traversé nos modes de réflexion. Jusqu’à aujourd’hui, et demain. Une médiologie du classement, du tri.

    Le dictionnaire et l’encyclopédie.

    La diffusion de l’imprimerie, par Gutenberg, au XVeme siècle a permis de multiplier en abondance les écrits. Petit à petit, les écrits ont pu se propager, se diffuser. Devant l’abondance, relative, de ces écrits, sont nés les objets de référence que sont les dictionnaires, les encyclopédie . Point d’ancrage, point de référence des informations importantes, que chacun peut à loisir consulter. Le dictionnaire aggrège l’ensemble des définitions du langage. L’encyclopédie, plus large, regroupe des thématiques et les explique.

    D’un aspect médiologique, la recherche et la proposition d’information réside dans la dichotomie, du dictionnaire. On feuillète les pages jusqu’à trouver le mot qui nous intéresse.

    La bibliothécaire.

    L’encyclopédie du siècle des lumières avait l’ambition de donner la connaissance au plus grand nombre. L’école républicaine, sous Jules Ferry, procèdait du même objectif.

    Devant la profusion de connaissance, et d’objets livresques, est née la bibliothécaire. Dans les rayons des bibliothèques, scolaires ou publiques, l’objectif de la bibliothécaire est de mettre en avant les livres. Par un classement traditionnel [ par ordre alphabétique des noms d'auteurs, par thèmes, par nom d'auteur ].

    La difficulté pour ce métier, est de conjuguer les recherches : classer par thème, par nom d’auteur, par titre de l’ouvrage ?

    Comment susciter le désir de lire, de trouver son livre ?

    En ce sens, l’informatisation des médiathèques a permis de croiser les recherches. Peu importe comment sont stockés les ouvrages, physiquement dans les rayons, la recherche par mots clefs sur l’ordinateur permet de trouver son ouvrage. Le « google Search » ou « google Suggest » avant l’heure.

    La vraie « valeur ajoutée » de la bibliothécaire est de mette en avant certains ouvrages. Selon les gouts, l’actualité.

    En ce sens, la bibliothécaire est la « curator » moderne du web, bien plus que le conservateur du musée dont on fait référence pour parler des curators sur le web.

    Les journaux.

    Un journal est un document qui recense par ordre chronologique ou thématique un certain nombre d’événements pour une période donnée (généralement une journée, d’où il tire son nom) [ source Wikipedia ].

    Le journal aggrège par définition des informations. La valeur de ces journaux est d’y apporter une analyse, en fonction des convictions des journalistes. En France, Le Monde, Le Figaro, Liberation consolide des informations, et les met en avant, selon les opinions « orientées » politiquement. La valeur de ces journaux, comme la bibliothécaire précédemment évoquée est de mettre en avant certaines informations, certains articles.

    On relèvera ici également l’exemple du « Reader Digest », qui n’est pas un journal proprement dit, mais un magazine [ le plus lu aux Etats Unis, et dans une moindre mesure en Europe, et dans plus de 100 pays ]. Créé en 1922, il est une compilation d’articles sur des thématiques diverses. En ce sens, il est l’ancêtre par excellence de la curation sur internet.

    Les premiers  journaux de la curation.

    Dans le début des années 2000 sont apparus les journaux gratuits. 20 minutes, par exemple.

    Ces journaux sont basés sur un modèle économique de publicité. A savoir diffuser gratuitement des informations, sur un support permettant la publicité de masse. Ces journaux aggrégent des dépêches de l’AFP. L’objectif étant le gain financier, peu d’articles de fond,  d’analyse sont proposés. Le format des articles tient en quelques lignes, permettant aux lecteurs pressés [la diffusion est largement faite dans les transports en commun ] de s’informer a-minima.

    En ce sens ces journaux se rapprochent plutôt des "content farmer", aggrégeant informations dans un pur but publicitaire ]

    La dichotomie exploratoire  sur internet.

    Les moteurs de recherche ont été les premiers vecteurs de collecte d’information.

    Bien avant l’aggrégation de contenu sur internet, comme aujourd’hui, les premiers outils, initiés par Google ont permis la recherche d’information.

    Comme dans le dictionnaire.

    Mais là n’est pas la curation, dans le sens, où c’est l’internaute qui recherche l’information, et peu de contenu mis en avant.

    D’autre part, ces moteurs robotisés et algorithmés ne sont pas des comme le sont les journalistes, ou les bibliothécaires… Ils rejoignent plutôt la catégorie des dictionnaires fastidieux.

    Les portails internet et le web 2.0

    L’arrivée du Web 2.0 a permis de franchir une marche dans la proposition de contenu.

    Le web 2.0  fournit  une meilleure adéquation de la connectivité, de l’intéraction de l’utilisateur sur le web, par des interfaces améliorées.

    Il  a engendré de nouvelles opportunités.

    En 2005 est né ainsi netvibes, inaugurant ce qu’on appelle les « portails ». Sur un point unique d’entrée sur le web, on y retrouve pour soi, toutes les informations que l’on souhaite. La météo, les « flux RSS » [ abonnement à un sujet précis ].

    Google, Yahoo, tous les grands permettent aujourd’hui à chacun de disposer de sa page de contenu.

    Comme pour les moteurs de recherche, l’initiative est d’abord à l’internaute de configurer ses contenus dont il veut disposer.

    Wikipedia est LA pierre angulaire sur le web, encyclopédie participative, où chacun contribue en alimentant du contenu. Aujourd’hui, Wikipedia perd de ses contributeurs actifs [ de 90 000 en 2007 à 82 000 contributeurs, selon Jimmy Wales, fondateur de Wikipedia ]. Serait-ce par ce que les contributeurs se sont détournés vers la « curation », sur d’autres médias de contenu ?

    Le concept de curator.

     La définition de la curation est l’aggrégation de contenu sur internet, autour d’un sujet. Cette aggrégation , à la différence des moteurs, robots comme évoqués ci-dessus, a un caractère humain. Comme la bibliothécaire qui trie et met en avant des ouvrages. Ou comme un conservateur de musée qui choisit les pièces à disposer pour une exposition.

    Originellement, la définition du mot « curator » se réfère au conservateur du musée.

    Paradoxalement, la « conservation » relève du passé, alors que la curation sur internet aggrège plutôt de la nouveauté.

    En ce sens, l’image de la bibliothécaire, toujours à l’affut de la nouveauté est plus apppropriée aux usages de la curation sur internet.

    Les caractéristiques du « curator » et de la « curation ».

    • 1. Evénementiel, provisoire :

    La curation se définit dans un temps court, l’immédiat. Comme le journal [ du mot journée ], les informations collectées sont mises en avant pour un instant. L’usage sur internet, monde du « temps réél » est propice à la curation. Comme le conservateur du musée qui présente des tableaux pour une expositiontemporaire, la curation fournit une collection d’articles toujours provisoire. C’est une exposition, un évènement, un « happening ».

    En ce sens, le blog, qui permet de poster des « billets » n’est pas véritablement considéré comme un média de curation

    • 2. La passion humaine et la connaissance :

    La vraie force des curators est leur passion pour ce qu’ils présentent. C’est bien la différence entre les robots ou moteurs de recherche qui fournissent des collections d’information. On distingue aussi les curators des « content farmer », qui se contentent de collecter, aggréger des informations dans le seul objectif d’alimenter un site à des fins publicitaires. Le curator a un réel objectif de transmettre sa connaissance.

    • 3. La légitimité :

    A l’inverse des institutionnels [ bibliothécaires, chercheurs, journalistes ], chacun peut se révéler curator. Même l’amateur. Pourvu qu’il connaisse un minimum son sujet, ou qu’il soit passionné.

    Les nouveaux outils de l’internet  permettent  d’offrir un moyen simple de consolider le contenu, et d’assurer de la visibilité sur le web : on les sites spécialisés : scoop.itpaper.li.

    • 4. Limite de la curation :

    la limite de la curation est qu’elle est essentiellement aggrégat de contenu, et non producteur de contenu. Pour faire un parallèle avec une encyclopédie, elle se résume donc à la table des matières, et non dans le contenu du dictionnaire proprement dit.

    Le bon « curator » doit donner du sens au contenu qu’il diffuse. Comme la bibliothécaire qui conseille le lecteur.

    Le capital de la la connaissance :

    L’accélération de la production d’information, et la richesse de la connaissance mettent en exergue le besoin de classer, trier, proposer des contenus à la communauté des hommes.

    Nous vivons au pied de véritables tours de Babel de la connaissance : les bibliothèques, les millions de publication  et la masse de contenus sur la sphère numérique. Comment ne pas être englouti ?

    La curation est une alternative intéressante. Elle permet continuellement de « recycler » ou de proposer nos connaissances.

    La bonne « curation » est celle qui dépoussière la connaissance. Pas des éléments de « buzz », mais des vieux articles, des liens url surrannés  qui nous relient dans la webosphère sur ce qu’il y a de plus précieux : l’intelligence humaine.


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  •  J'ai eu envie de partager ce images tellement elles sont magnifiques.

     

     

     

     

     

     

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    Rumbling Falls

     

    J'ai eu envie de partager ce images tellement elles sont magnifiques.


    Nature photography refers to a broad variety of photography taken outdoors and loyal to displaying natural rudiments such as landscapes, wildlife, plants, and close-ups of natural scenes and textures. Nature photography tends to put a stronger stress on the artistic value of the photo than other photography genres, such as photojournalism and documentary photography. 

    Here is our variety of outside photography captured by Angus Clyne that is devoted to displaying the world’s natural rudiments such as vegetation, wildlife, landscapes, and other natural scenes. These photographs of the speculate of nature are certain to astonish your imagination, motivate you, and imprison your spirit.

    Autumn Colours Hermitage Bridge

    Black Falls

    Killin Falls

    Hailstorm @ Kingsbarns

    Good time for a Gin & Tonic...

    Falls - Glen Moidart

    RdTre

    Frosted

    Thwng

    Morar Sands

    Newburgh

    Birch Tree

    Round Law - Sidlaw Hills

    Millton Falls - Glenalmond

    Good time for a Gin & Tonic...

    Mossy

    Winter Beech

    Afternoon sunlight Beinn Dorain - Scotland

    Rainbow and a wee boat - Ardtoe - Scotland

    Off for a drink !

    Waterfall @ the Birks

    Bow Fiddle Rock

    Dunnottar Nutters

    Kercock Bothy

    Dawn Little Burnbane

    Uras Knaps

    Autumn Beech

    Grumpy !

    Birnam Beech

    All these photographs are copyrighted to Angus Clyne.

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  • Ma nouvelle ville Aix les Bains 

    www.villa-rivalin.com/villa_rivalin  (cliquez sur photos aix les bains)

     

    La clé du bonheur.


    Ca y est, j'ai déménagé. Ma nouvelle ville devient Aix les Bains, toujours dans les Alpes, pas très loin d'Annecy. Dans un prochain article je montrerai les photos anciennes du train du Revard. 

     

    Je découvre ici les bienfaits du thermalisme et la beauté d'un lac qu'a chanté Lamartine à qui est dédiée "la colline des poètes."




     

    Le lac

    Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
    Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
    Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
    Jeter l'ancre un seul jour ?

    Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière,
    Et près des flots chéris qu'elle devait revoir,
    Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre
    Où tu la vis s'asseoir !

    Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
    Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
    Ainsi le vent jetait l'écume de tes ondes
    Sur ses pieds adorés.

    Un soir, t'en souvient-il ? nous voguions en silence ;
    On n'entendait au loin, sur l'onde et sous les cieux,
    Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
    Tes flots harmonieux.

    Tout à coup des accents inconnus à la terre
    Du rivage charmé frappèrent les échos ;
    Le flot fut attentif, et la voix qui m'est chère
    Laissa tomber ces mots :

    " Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
    Suspendez votre cours :
    Laissez-nous savourer les rapides délices
    Des plus beaux de nos jours !

    " Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
    Coulez, coulez pour eux ;
    Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
    Oubliez les heureux.

    " Mais je demande en vain quelques moments encore,
    Le temps m'échappe et fuit ;
    Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l'aurore
    Va dissiper la nuit.

    " Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive,
    Hâtons-nous, jouissons !
    L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;
    Il coule, et nous passons ! "

    Temps jaloux, se peut-il que ces moments d'ivresse,
    Où l'amour à longs flots nous verse le bonheur, 
    S'envolent loin de nous de la même vitesse
    Que les jours de malheur ?

    Eh quoi ! n'en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
    Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
    Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
    Ne nous les rendra plus !

    Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
    Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
    Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
    Que vous nous ravissez ?

    Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
    Vous, que le temps épargne ou qu'il peut rajeunir,
    Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
    Au moins le souvenir !

    Qu'il soit dans ton repos, qu'il soit dans tes orages,
    Beau lac, et dans l'aspect de tes riants coteaux,
    Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
    Qui pendent sur tes eaux.

    Qu'il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
    Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
    Dans l'astre au front d'argent qui blanchit ta surface
    De ses molles clartés.

    Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
    Que les parfums légers de ton air embaumé,
    Que tout ce qu'on entend, l'on voit ou l'on respire,
    Tout dise : Ils ont aimé !

     

    De 1816 à 1830, Lamartine (1790-1869) a séjourné huit fois à Aix-les-Bains.

    C’est au cours de son premier séjour, du 6 au 26 octobre 1816, à la Pension Perrier, qu’il rencontre la passion. Elle se nomme Julie Charles, de six ans son aînée, épouse de l’illustre physicien Jacques Charles. Julie est logée dans la chambre qui jouxte celle de Lamartine. Le 10 octobre 1816celui-ci la sauve d’un naufrage au cours d’une tempête sur le lac du Bourget. Il écrira : «j’ai sauvé avant hier une jeune femme qui se noyait, elle remplit aujourd’hui mes jours». Ensemble, ils parcourent les sites du Bourget. Puis ils se séparent et se reverront à Paris. voir la suite la colline des poètes.

     



     

     



    "Les premiers thermes" photo ci-dessous: 

    Around the IIIth century BC, some Celtic tribes – the Allobroges – came in the area and benefited yet of the sulphated and calcic water. In the Ist BC, the Romans founded Aquasense and created the first thermal therapeutics baths. The first thermal spa was developed in Aix les Bains during the XIXth century. 




     

    Géographie et carte d'Aix-les-Bains : 

     

    L'altitude de la mairie d'Aix-les-Bains est de 240 mètres environ. La superficie d'Aix-les-Bains est de 12.62 km ². La latitude d'Aix-les-Bains est de 45.694 degrés Nord et la longitude d'Aix-les-Bains est de 5.909 degrés Est. Les villes et villages proches d'Aix-les-Bains sont : Tresserve (73) à 2.09 km, Mouxy (73) à 2.42 km, Brison-Saint-Innocent (73) à 3.11 km, Pugny-Chatenod (73) à 3.36 km, Grésy-sur-Aix (73) à 3.66 km.

     

    (Les distances avec ces communes proches d'Aix-les-Bains sont calculées à vol d'oiseau - Voir la liste des villes du département de la Savoie) 


     


    lac du bourget - rive est

     

    Lac du Bourget (lake of Bourget):It is the largest natural lake of France, C'est le plus grand lac naturel de France, chacune de ses berges a sa propre atmosphère : avec Aix-les-Bains la rive orientale est davantage balnéaire, plus construite, la route longeant les berges.

     

    La rive ouest est plus sauvage, avec des pentes raides qui plongent vers le lac, des bois et des routes sinueuses.

     

    Le tour du lac est très riche en panorama et édifices. Du mont du Chat au sud-ouest et au sommet du Molard Noir, on profite d'un très beau panorama. Dans un cadre naturel très reposant, l'abbaye royale de Hautecombe sur la rive occidentale abrite la plupart des souverains de la maison de Savoie ainsi que le dernier Roi d'Italie Umberto II.

     

     L'origine du bâtiment remonte au XIIe siècle. 

     

     


     


    Abbaye de Hautecombe

     

    C’est la nécropole des Princes et Ducs de Savoie. Elle est toujours en activité (pour son aspect abbaye, pas nécropole !) puisqu’elle héberge une communauté mixte de religieux et de laïcs modernes. On ne peut pas en faire le tour et seule une petite partie est ouverte à la visite. C’est dommage, on ne peut pas acceder au lac.

    On y voit les diverses sépultures de la famille de Savoie. Pièce remarquable : une statut de marbre d’une des bienfaitrice du bâtiment, où le sculpteur a été jusqu’à rendre les moirés des étoffes, les piqûres dans le cuir des gants et la trace des ongles à travers le gants.




     

    Pas de séjour à Aix-les-Bains sans une petite visite du Casino Grand Cercle, créé en 1847, qui vaut le coup d’œil avec son théâtre romantique à la française et des plafonds de mosaïques du Vénitien Salviati !

    A voir aussi les thermes nationaux, construits à partir de 1777 par le roi Victor-Amédée III et agrandis en 1932. Le nouveau bâtiment de style Art Déco possède notamment un hall et deux cabines de luxe classées monuments historiques.

    Les amateurs d’art ne manqueront pas la visite du musée Faure, qui accueille une collection de peintres impressionnistes (Cézanne, Degas, Pissarro, Bonnard, Marquet…) et la deuxième collection en France de Rodin, soit plus de 30 sculptures.

    Autour du lac, rendez-vous à l’abbaye d’Hautecombe, chef d’œuvre du style gothique troubadour et mausolée des princes de la Maison de Savoie. Elle surplombe le lac depuis le XIIème siècle et possède une chapelle des Princes et une grange batelière d’une belle austérité cistercienne.

    Profitez du calme et du silence offerts par le petit prieuré du Bourget-du-lac, fondé au XIème siècle, avec sa crypte romane et son jardin à la française, et allez jeter un coup d’oeil au château de Thomas II de Savoie.

     


     

    L’église Notre-Dame d'Aix-les-Bains est une église construite dans un style d'inspitation byzantine à la fin du XIXe siècle. Le bâtiment prend la forme d'une croix. La croisée des transepts supporte une coupole. Son clocher de couleur verte, à cause de l'oxydation de sa couverture, est fait de bois, sa tour s’élève à 55 mètres au-dessus du parvis. On peut également contempler ses voûtes en berceau simple qui, pour leur part, sont plutôt d’inspiration romane. Le chemin de croix, en cours de classement à l’Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, provient d’Espagne, d’où il a été ramené par le général Forestier, lors des campagnes de Napoléon. Quant aux tableaux des douze apôtres, classés depuis 1976, et conservés dans le chœur, ils proviennent certainement d’Italie, d’après les expertises, et seraient du XVIIe siècle. Cet édifice domine de ses hauteurs la ville aixoise. Il est très présent dans la vie quotidienne des habitants. Son parking se transforme durant la semaine en parking public et ce en raison de son emplacement central dans le tissu urbain.

     


     

    Historique: Le projet de construction débuta dans les années 1875 sur les instances du curé Pavy. L’Église Notre-Dame, paroisse de l’Assomption se trouve dans le Centre ville d'Aix-les-Bains. Un concours d'architectes fut organisé pour la concevoir l'édifice religieux et fut remporté par Arthur Bertin. La construction fut confié à l'entreprise Bonna qui débuté les travaux en 1890 pour se terminer en 1892 bien qu'en réalité des modifications fut encore apportées jusqu'en 1905.

     




     


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  • J'ai été très intéressé par ce magistral développement de "philocours.com" qui illustre bien mes réflexions  de mes articles sur les limites de la connaissance en ce qui concerne les théories scientifiques et le réel. Voir à ce sujet mon dernier article en préparation: les limites de la connaissance 6-8) Conclusion- la cécité empirique qui paraîtra prochainement.

     

    Les théories scientifiques décrivent-elles la réalité ?

    page créée le 13/08/2004

     
     

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    Plan

    Introduction

    I- La conception naïve de la théorie scientifique : les theories sont issues de l’experience



     

     

    A- L’inductivisme naïf.
    1) L’observation sans préjugés (ou subjectivité versus objectivité).
    2) Induction et déduction.
    3) L’inductivisme scientifique.
    B- Les faiblesses de l’induction
    1) difficulté purement logique : dans une inférence inductive, la vérité des prémisses ne garantit pas la vérité de la conclusion
    2)Deuxième difficulté : le choix (et la sélection) des données.
    3) Pas d’observation sans théorie
    II- Les théories ne precedent-elles pas l’expérience ?

     



     

     

    1) Critique de l’inductivisme naïf : Hempel, Eléments d’Epistémologie.
    2) Popper et le falsificationnisme (l’expérience est réfutatrice, mais pas vérificatrice)
    III- La sous-détermination des théories par l’expérience : le holisme scientifique

     



     

     

    1) Faut-il avoir confiance dans le critère de falsifiabilité ?

    2) Le holisme scientifique (Quine)

    3) La science est-elle vraie?

    Note historique  : Galilée et Copernic, ou : croyaient-ils que la terre tournait ?
    Note historique : la formation du concept d'atome au 19e.
    Conclusion

     





    Introduction

    Nous avons soupçonné, à la fin de cours-histoire, que l’histoire n’est pas une science, car elle ne nous dit pas comment est le passé en soi, mais elle le reconstruit. Elle est, a-t-on dit, subjective, et non objective. Nous avons donc présupposé que la science, elle, se caractérise par une objectivité totale, et que les faits qu’elle décrit nous disent comment est réellement le monde en dehors de nous. Elle est le modèle supposé de la connaissance " vraie " du monde.

    NB : C’est ce que croit le sens commun, cf. les pub qui se servent du cachet " c’est scientifique ", pour nous faire acheter le produit. " C’est scientifique " est synonyme de " c’est prouvé ", " c’est vrai ", " on ne peut pas le réfuter ", etc.

    Sous sa forme raffinée, cette opinion commune prend le nom de scientisme : théorie selon laquelle la science nous donne une vérité absolue et indiscutable ; et qui a pour conséquence le rejet de toutes les autres formes culturelles (l’art, la religion, la philosophie), ainsi que les autres mentalités, hors du domaine de la connaissance.

    Origine : Auguste Comte.

    Or, les faits scientifiques sont-ils vraiment, contrairement aux faits historiques, non construits par l’homme ? Sont-ils entièrement objectifs et " vrais " ? Nous allons y répondre en réfléchissant sur les questions suivantes : Comment faisons-nous l’acquisition des théories scientifiques ? Les déduisons-nous directement de l’expérience, ou bien la précèdent-elles ? I.e., sont-elles la copie conforme du réel, ou bien une reconstruction de ce réel ?

    Mais qu’est-ce qu’une théorie scientifique ?

    Prenons par exemple la théorie astronomique suivante : " les planètes tournent selon des ellipses autour de leur soleil ".

    Une théorie scientifique :

    1) se présente donc sous la forme d’un énoncé universel ; elle porte sur la totalité des événements d’un type particulier, en tous lieux et en tout temps : ainsi, toutes les planètes, quelles qu’elles soient, tournent toujours autour de leur soleil suivant une orbite elliptique ;

    2) explique le comportement des choses (connaissance du monde, description du réel)

    3) prédit ce qui va arriver (on ne connaît pas seulement pour connaître mais aussi pour agir ; la théorie scientifique n’est donc pas une connaissance désinteressée contrairement à la philosophie et au sens le plus ancien de théorie).

    I- La conception naïve de la théorie scientifique : les theories sont issues de l’experience



     

     

     A- L’inductivisme naïf.
    1) L’observation sans préjugés (ou subjectivité versus objectivité).L’opinion (c’est bien une opinion car on ne sait pas encore si elle est fondée) la plus répandue concernant l’élaboration des théories scientifiques est celle selon laquelle on doit partir de l’observation sans préjugé. Le scientifique idéal doit rendre compte fidèlement de ce qu’il voit, entend, etc., en accord avec les situations qu’il observe, et doit être dénué de tout préjugé. Il doit se laisser conduire par l’expérience, par les faits. C’est le seul moyen pour ne pas projeter ses croyances, préjugés, intérêts, dans le réel.

     

    A. B. Wolfe, " Functional Economics ", in The Trend of Economics, R.G. Tugwell éd., Alfred Knopf, New York, 1924 : le scientifique idéal est un observateur sans préjugés (in Chalmers, op. cit., pp.34-35).

    Essayons d’imaginer un esprit doué d’une puissance et d’une étendue surhumaines, mais dont la logique soit semblable à la nôtre. S’il recourait à la méthode scientifique, sa démarche serait la suivante : en premier lieu, tous les faits seraient observés et enregistrés, sans sélection, ni évaluation a priori de leur importance relative. En second lieu, les faits observés et enregistrés seraient analysés, comparés et classés, sans hypothèses ni postulats autres que ceux qu’implique nécessairement la logique de la pensée. En troisième lieu, de cette analyse des faits, seraient tirés par induction des énoncés généraux affirmant des relations de classification ou de causalité entre ces faits. Quatrièmement, les recherches ultérieures seraient déductives tout autant qu’inductives, et utiliseraient les inférences tirées d’énoncés généraux antérieurement établis. "

    Autre texte : Claude Bernard, Introduction à l’étude de la médecine expérimentale, Ed Delagrave, :

    Si cette opinion est fondée, elle a pour conséquence l’inductivisme = manière empiriste de rendre compte de l’élaboration/origine des théories scientifiques. Le premier à l’avoir soutenue : F.Bacon. Les énoncés universels sont issus de l’observation d’une multitude de cas particuliers. C’est donc l’expérience qui précède la théorie, et en est l’origine et la base.

    Pour savoir si l’opinion selon laquelle la science se caractérise par une observation sans préjugés est fondée, nous allons analyser la nature et la valeur du raisonnement inductif.



     

     

     

    2) Induction et déduction.

    Le raisonnement inductif s’oppose au raisonnement déductif.

     



     

     

     

    a) L’induction 

    Raisonnement qui consiste à partir des cas particuliers et à généraliser à partir d’eux.

    Exemple : 

    (1) t1 est (y), t2 aussi, t3 aussi, … tx (y) 

    (2) donc tous les t sont verts.

    b) La déduction 

    Raisonnement qui part du général pour aller vers le particulier.Et plus précisément, qui part de propositions tenues pour vraies pour en tirer des inférences.

     

    Exemple :

    (1) tous les hommes sont mortels

    (2) or, Socrate est un homme

    (3) donc Socrate est mortel

    NB : ce serait un raisonnement non valide si on avait dit " nombreux " au lieu de " tous les ".

    En général, on dit que la déduction est un raisonnement seulement formel, i.e., qui n’a rien à voir avec le réel ; il est l’objet de la " logique ", science du raisonnement. Ce que ne permet aucunement de savoir la déduction, c’est si les prémisses sont vraies ou non. Tout ce qu’elle nous permet de dire, c’est que si elles sont vraies, alors, la conclusion l’est aussi (i.e., de déduire des énoncés à partir d’autres énoncés).

    Exemple :

    (1) tous les chats ont cinq pattes

    (2) Gromatou est mon chat

    (3) Gromatou a cinq pattes

    Est un raisonnement valide, car si (1) et (2) sont vraies, alors, (3) l’est aussi.



     

     

     

    3) L’inductivisme scientifique.

    Voyons maintenant en quoi consiste l’inductivisme scientifique (inductivisme un peu plus sophistiqué que celui du sens commun), qui est, nous l’avons dit, le modèle le plus couramment présenté pour expliquer la découverte et l’élaboration des théories scientifiques.

     



     

     

    (in Chalmers, Qu'est-ce que la science ?,Ed la découverte, Paris,1987p.28)

      fig1, p.28

     




     

     

     

    a) Première phase : de l’observation à la théorie

    1-Point de départ : collection, par l’observation, de tous les faits

     

    2-ensuite, généralisation des faits observés, obtenue par induction

    Exemple : On chauffe à de multiples reprises du métal, et on constate qu’à chaque fois, il se dilate ; on en conclut que le métal chauffé se dilate.

    Le passage des prémisses à la conclusion est rendu légitime par trois conditions :

    1- le nombre de constatations formant la base de la généralisation doit être élevé (les faits doivent être collectés en grand nombre)

    En effet, on ne saurait légitimement conclure à la dilatation de tous les métaux chauffés sur la base d’une seule observation d’une barre de métal qui se dilate ; de même, on ne va pas conclure que tous les Australiens sont alcooliques si on observe un individu de cette nationalité soumis à cette dépendance. Il ne faut donc jamais se hâter pour formuler des conclusions !

    2- les observations doivent être répétées dans une grande variété de conditions

    Il ne suffit pas d’observer à de nombreuses reprises une barre de métal unique, ou de garder sous observation à longueur de temps un australien se saoulant toutes les nuits ou tous les matins. Il faut, pour que la généralisation soit légitime, que les conditions de l’observation soient différentes. Il faut chauffer des métaux différents, des barres de fer longues ou courtes, etc., à haute et basse pression, haute et basse température. La généralisation ne sera légitime que si le métal se dilate dans toutes ces conditions

    3- aucun énoncé d’observation ne doit entrer en conflit avec la loi universelle qui en est tirée

    Selon l’inductiviste, la science se base donc sur le principe d’induction, qui est le suivant : " si un grand nombre de A ont été observés dans des circonstances très variées, et si on observe que tous les A sans exception possèdent la propriété B, alors tous les A possèdent la propriété B " .




     

     

     

    b) Dernière phase : la déduction.

    Une fois en possession de lois et de théories universelles, un scientifique devra en tirer diverses conséquences qui seront des explications et des prédictions. Par là, on revient à l’expérience initiale, mais à travers la théorie, et par une déduction. Chaque prédiction remplie de succès est une confirmation expérimentale de la théorie.

     

    Exemple :

    (1) de l’eau à peu près pure gèle à environ 0°C (si on lui en laisse le temps)

    (2) le radiateur de ma voiture contient de l’eau à peu près pure

    (3) si la température tombe en dessous de 0°C, l’eau du radiateur de ma voiture va geler (si on lui en laisse le temps)

    Une théorie scientifique est donc, dans cette conception, toujours en relation directe avec l’expérience, qui a le premier et le dernier mot.




     

     

    B- Les faiblesses de l’induction
    1) difficulté purement logique : dans une inférence inductive, la vérité des prémisses ne garantit pas la vérité de la conclusion Exemple : la dinde inductiviste de Russell

     

    Dès le matin de son arrivée dans la ferme pour dindes, une dinde s’aperçut qu’on la nourrissait à 9h00 du matin. Toutefois, en bonne inductiviste, elle ne s’empressa pas d’en conclure quoi que ce soit. Elle attendit donc d’avoir observé de nombreuses fois qu’elle était nourrie à 9h00 du matin, et elle recueillit ces observations dans descirconstances fort différentes, les mercredis et jeudis, les jours chauds et les jours froids, les jours de pluie et les jours sans pluie. Chaque jour, elle ajoutait un nouvel énoncé d’observation à sa liste.

    Elle recourut donc à un raisonnement inductif pour conclure : " je suis toujours nourrie à 9h00 du matin ". Or, cette conclusion se révéla fausse quand, un jour de noël, à la même heure, on lui tordit le cou.

    Leçon de l’histoire : le raisonnement inductif se caractérise donc par le fait que toutes les prémisses peuvent être vraies et pourtant mener à une conclusion fausse. Si à tel moment la dinde a constaté qu’elle a été nourrie, il se peut toujours que le moment d’après, elle ne le soit pas. L’induction est un raisonnement non fondé logiquement.

    Problème : si la science est fondée sur une démarche inductive, alors, elle n’est pas fondée !




     

     

     

    2)Deuxième difficulté : le choix (et la sélection) des données.

    De plus, la clause des " circonstances fort variées ", à laquelle tiennent tant les inductivistes, est elle-même criticable . En effet, ce que les inductivistes ignorent, ou ne rendent en tout cas nullement compte, c’est que s’il y a des données à recueillir, et ce, dans des circonstances fort variées, toutes les données n’ont pas d’intérêt, de même que toutes les circonstances.

     



     

     

    On ne peut observer sans " préjugés ", et le scientifique qui essaierait de le faire, n’aboutirait à aucun résultat : Chalmers, op. cit., pp.66-67 –un exemple d’expérimentation en laboratoire (Hertz).

    imaginons Heinrich Hertz, en 1888, effectuant l’expérience électrique qui lui permit d’ être le premier à produire et à détecter des ondes radio. S’il avait été parfaitement innocent en effectuant ces observations, il aurait été obligé de noter non seulement les lectures sur différents mètres, la présence ou l’absence d’étincelles à différents lieux critiques dans les circuits, etc., mais aussi la couleur des mètres, les dimensions du laboratoire, le temps qu’il faisait, la pointure de ses chaussures, et un fatras de détails sans aucun rapport avec le type de théorie qui l’intéressait et qu’il était en train de tester. (Dans ce cas particulier, Hertz testait la théorie électro-magnétique de Maxwell pour voir s’il pouvait produire les ondes radio qu’elle prédisait). "

     


    L’inductiviste dira alors qu’il faut recueillir seulement les faits significatifs. Mais ce dont alors il ne rend justement pas compte, c’est qu’un fait ne sera significatif qu’en fonction d’une théorie ou d’une question que je pose.

    Cf. Hempel : " en bonne logique, on ne peut qualifier de significatifs des faits ou des découvertes empiriques que par rapport à une hypothèse donnée ". Il est impossible de recueillir tous les faits significatifs, si on ne connaît pas les hypothèses par rapport auxquelles ces données prendront signification.



     

     

    Cf. suite de l’extrait de Chalmers : " l’un des facteurs que j’ai écarté comme nettement " hors sujets " était en fait au cœur même du sujet. La théorie testée avait pour conséquence que la vitesse des ondes radio doit être identique à celle de la lumière. Or, quand Hertz mesura la vitesse de ses ondes radio, il trouva à plusieurs reprises qu’elle différait de celle de la lumière. Il ne parvint jamais à résoudre cette énigme, dont la cause ne fut comprise qu’après sa mort. Les ondes radio émises par son appareil se réfléchissaient sur les murs de son laboratoire, revenaient vers son appareil et interféraient avec ses mesures. Les dimensions du laboratoire étaient bel et bien un facteur essentiel ".

     




     

     

     

    3) Pas d’observation sans théorie

    On peut donc répondre aux inductivistes qu’ils ont une conception très naïve des rapports entre théorie et expérience. L’idée d’une expérience indépendante de toute théorie, qui serait un simple enregistrement neutre, n’a pas de sens. Toute observation ou expérience présuppose des connaissances qui déterminent ce que nous observons.

     

    Exemples :

    Supposons l’énoncé suivant :

    (1) " regardez, c’est terrible, le vent pousse le landau du bébé vers la falaise ! ". Cet énoncé, qui paraît être une pure observation, suppose des théories, et des connaissances : on sait que le bébé sera écrasé s’il tombe de la falaise, et que c’est le vent qui pousse le landau.

    Supposons maintenant l’énoncé suivant :

    (2) " le faisceau d’électrons est attiré vers le pôle magnétique de l’aimant ". Cet énoncé est du même ordre que le premier, mais suppose la maîtrise de théories plus complexes : il faut savoir ce que sont les propriétés de l’aimant, ce que signifient " électron ", " aimant ", etc.

    (3) Prenons encore un exemple scientifique : le fait de regarder à travers un téléscope : le non expert ne verra qu’un amas informe de tâches noires et brillantes, l’expert verra autre chose (il " lira ", grâce à son travail, l’image).

    (4) Galilée, quand il a fait rouler des boules sur un plan incliné, n'a pas découvert la loi du mouvement : il fallait qu'il ait déjà eu l'idée de sa théorie, avant de faire cette expérience.

    NB : l'expérience a ici le rôle de test de la théorie, pas de découverte. Dans l’expérimentation, qui est toujours l'expérience au sens de test d'une théorie, il y a donc toujours l’empreinte d’une théorie. Exemple : l’expérimentation en chimie est la matérialisation d’une hypothèse. L’expérience scientifique n’est possible qu’avec un savoir théorique. On ne passe pas de l’expérience à la théorie scientifique puisqu’il faut déjà avoir la théorie pour faire l’expérience scientifique.

    Commentaire de tous ces exemples : ce que voient les observateurs, les expériences subjectives qu’ils vivent en voyant un objet ou une scène, n’est pas déterminé seulement par les images qui se forment sur leur rétine, mais aussi par l’expérience, le savoir, les attentes et l’état général de l’observateur. Sinon, ils verraient tous exactement la même chose. Quand on observe quelque chose, c’est avec nos propres expériences que l’on a un contact immédiat, pas avec l’image qui se forme sur notre rétine. Attention : cela ne signifie pas que nous voyons ce qui nous plaît, mais que ce que nous voyons n’est pas déterminé par ce qui est observé. Il en est exactement de même en science : le scientifique qui fait une expérimentation a un rapport immédiat avec des théories, pas avec le monde tel qu’il est en soi.

    Enjeu : on peut donc se demander si la différence entre expérience et théorie a beaucoup de sens : toute expérience est immédiatement théorique (qu'elle soit commune ou scientifique).

    Exercice Kant (annexe III).

    Conclusion : le modèle inductiviste en science est dit " naïf " car il ne semble pas pouvoir rendre compte de l’élaboration des théories scientifiques, ni en général de la façon dont l’esprit humain acquiert ses connaissances, ses représentations du monde. Il est en effet doublement erroné : à la fois logiquement, et au sens où aucune connaissance, aucune théorie ne peut être issue de l’observation. Il semblerait que ce soit plutôt la théorie qui précède l’expérience.

    Dès lors, ne faut-il pas recourir à un autre modèle ? Nous avons dit que le contraire de l’induction, c’est la déduction : peut-être que la découverte des théories se fait alors de manière plutôt déductiviste ?


    II- Les théories ne precedent-elles pas l’expérience ?



     

     

      

    1) Critique de l’inductivisme naïf : Hempel, Eléments d’Epistémologie.

     

    Texte d’Hempel, Eléments d’épistémologie, Chapitre 2.


    Travail élèves : comment Semmelweis élabore-t-il sa théorie ? En quoi cette découverte ne peut-elle être expliquée par le modèle inductiviste naïf ?

    Voici comment a lieu la recherche scientifique :



     

     

     

    a) Le problème.

    Le problème qui s’est posé au médecin Semmelweis est le suivant : un pourcentage élevé de femmes qui accouchaient dans son service contractaient une affection grave et souvent fatale, la " fièvre puerpérale ". Dans le service d’à côté, pas de problème.

     




     

     

     

    b) La recherche d’hypothèses

    Pour chercher la ou les causes de cette fièvre mortelle, Semmelweis ne collectionne pas des observations, mais des hypothèses. En effet, il commence par examiner les différentes explications qui avaient cours à l’époque (=solutions ou explications possibles) :

     

    -les influences épidémiques (cela impliquerait que l’épidémie est sélective)

    -l’entassement (or, pas de différence entre les deux services)

    -les blessures causées par la maladresse des étudiants

    -explication psychologique (le prêtre)

    Finalement, un accident lui fit découvrir la cause de ce phénomène : empoisonnement du sang dû à la matière cadavérique. Les étudiants ne se lavaient pas les mains avant l’accouchement, alors qu’ils avaient manipulé des cadavres.




     

     

     

    c) Mise à l’épreuve de son idée/hypothèse

    Son hypothèse est confirmée en mettant à l’épreuve sa conséquence logique. La question que se pose un scientifique, une fois élaborée l’hypothèse qui pourrait résoudre le problème (conjecture) est celle de savoir s’il y a des effets directement observables qui se produiraient si l’hypothèse était vraie. Si la conjecture est bonne, alors, certains événements doivent se produire et doivent être observables.

     

    (1) si H est vraie, I l’est également

    (2) mais I n’est pas vraie

    (3) donc H n’est pas vraie

    Exemple :

    (1) si ce sont des étudiants en médecine qui provoquent la septicémie, alors, la diminution du nombre d’étudiants doit provoquer la baisse de la septicémie ;

    (2) or, ce n’est pas ce qui se produit,

    (3) donc, l’hypothèse est fausse.

    NB : plus tard, il découvrit que son hypothèse était elle aussi fausse ; la matière en décomposition d’organismes vivants pouvait elle aussi, en effet, causer cette fièvre. Cela signifie que même si plusieurs implications d’une hypothèse ont été confirmées par un test minutieux, l’hypothèse peut être fausse.




     

     

     

    d) Le modèle hypothético-déductif –comparaison avec le modèle inductiviste

     



     

     

    Modèle inductiviste :

    1-expérience

    2-généralisation

    3-théorie

    Modèle hypothético-déductif :

    1- rencontre d’un problème

    2- formulation d’hypothèses / théories

    3- recours à l’expérience (test de l’hypothèse)

    4- réfutation ou corroboration de l’expérience

     

    Contrairement au modèle inductiviste, c’est la théorie qui précède l’expérience. Les hypothèses et théories scientifiques ne sont nullement dérivées des faits observés, mais inventées pour en rendre raison.

    (NB : nous sommes ici à l’opposé de Descartes et de tous les rationalistes du 17e, pour lesquels, selon " l’imagination est la folle du logis ", et à l’opposé de la connaissance : ici, l’imagination est créatrice –d’hypothèses permettant de décrire le réel).

    L’expérience (théorisée !) ne sert que de procédé de validation de la théorie. Si on a un contre-exemple, alors, l'hypothèse est réfutée.

    NB : Bien sûr, on part du réel mais du réel comme problème (on en revient donc toujours au même point : à savoir, que la théorie précède et détermine l’expérience, car quelque chose ne peut être problématique qu’à la lumière d’une théorie).

    Il faut avoir une idée préalable de ce qu’on recherche. L’observation n’est pas neutre, mais elle doit être dirigée par une hypothèse préalable. L’hypothèse précède donc toujours l’observation. Dès lors, il est faux de dire que la science consiste à collecter des faits afin d’en tirer une généralité.

    NB : de nouveau, note sur l'imagination : les hypothèses ne sont pas inventées de toute pièce par l'imagination, mais elles sont formulées de telle façon qu’on puisse faire une expérience pour la réfuter.

    On peut donc substituer le modèle hypothético-déductif au modèle inductiviste naïf.



     

     

     

    2) Popper et le falsificationnisme (l’expérience est réfutatrice, mais pas vérificatrice)

    Mais les expériences peuvent-elles vraiment nous dire si notre théorie est vraie (la " prouver ")? Cela semble contestable, puisqu’on a vu avec Hempel qu'une expérience peut très bien confirmer l'hypothèse, alors que cette hypothèse est fausse.

     




     

     

     

    a) Falsifiable signifie d'abord réfutable et s'oppose à vérifiable.

    Thèse de Popper : ce qui fait la spécificité des théories scientifiques, c’est qu’elles sont falsifiables ou réfutables, non pas vérifiables.

     



     

     


    Le raisonnement type de la démarche scientifique est le modus tollens.

    si H alors E et que non E alors non H modus tollens – valide

    si H alors E et que E alors H modus ponens – non valide

    Si on n'a pas le droit, logiquement, de tirer des théories de l’observation, on peut en déduire qu’elles sont fausses. En effet, le premier raisonnement est valide : cela signifie bien qu'on peut réfuter une théorie en montrant que ce qu’elle dit devoir se produire ne se produit pas, mais on ne peut pas vérifier une théorie, puisque ce n’est pas parce qu’il se produit ce qu’elle dit devoir se produire que l’hypothèse est la bonne.

     




     

     

     

    b) Exemples d'énoncés falsifiables et non falsifiables; la falsifiabilité comme clarté

    Exemples :

     

    (1) il ne pleut jamais le mercredi

    (2) soit il pleut, soit il ne pleut pas le mercredi

    (1) est falsifiable parce qu’il suffit qu’il pleuvre un mercredi pour qu’il soit falsifié

    (2) non falsifiable, car vrai, quel que soit le temps qu’il fait

    Un énoncé infalsifiable est un énoncé qui ne peut jamais entrer en conflit avec une observation ; conséquence : ne nous apprend rien sur le monde. Une loi scientifique doit donc être du genre (1).

    Exemple :

    (3) " toutes les planètes décrivent des ellipses autour du soleil " :

    cet énoncé est falsifiable, car il exclut les orbites carrées ou ovales

    Une théorie n’est scientifique que si elle est falsifiable : i.e., on doit connaître quel est l’événement qui, s’il se produisait, nous mènerait à renoncer à l’hypothèse, ou à moins, à la transformer. L’exigence essentielle de la démarche scientifique n’est donc pas la vérité, mais la clarté dans la formulation des hypothèses, puisque cette clarté est une condition nécessaire pour déterminer quels sont les événements observables qui permettent de la falsifier.




     

     

     

    c) La falsifiabilité comme critère de démarcation entre la science et les pseudo-sciences.

    La falsifiabilité va jouer, pour Popper, le rôle de démarcation entre les théories scientifiques et non-scientifiques. Cf. psychanalyse, astrologie, etc. : ce sont des pesudo-sciences car on ne peut pas les réfuter (cf.cours inconscient).

     

    Plus une théorie est falsifiable, meilleure elle est.

    Exemple :

    (4) " Mars se déplaça autour du soleil selon une ellipse "

    (3) " Toutes les planètes se déplacent autour du soleil selon une ellipse "

    (3) est plus falsifiable que (4), puisqu’elle la contient ; de plus, si (4) n’est pas falsifiable, cela n’implique pas que (3) ne l’est pas.




     

     

     

    d) La science n'est pas vraie mais au mieux vraie provisoirement.

    Donc, dans la démarche scientifique, on ne " prouve " pas les théories. Dans le meilleur des cas, on les réfute. Ainsi, le progrès scientifique consiste à s’apercevoir des erreurs et non à accumuler des certitudes. Une théorie non falsifiée n’est pas " vraie ", ou, si elle est vraie, elle ne l’est que provisoirement. Une théorie qui passe victorieusement les tests expérimentaux est dite confirmée ou bien corroborée. Les théories scientifiques sont des hypothèses, ie, des essais ou tentatives d'explication du monde.

     




     

     

     

    e) Modèle d'explication falsificationniste.

     



     

     

     

    Conclusion II : on a donc vu qu'il est plus fondé logiquement de dire que les théories scientifiques précèdent l'expérience, plutôt que de dire qu'elles en sont issues. Nous avons détruit, en effet, le présupposé de l'inductivisme naïf, qui est celui de l'existence d'une expérience ou d'une observation "neutre", sans préjugés, sans aucun a priori. Au bout du compte, on a remis en question la distinction même entre théorie et expérience : en effet, il n'y a pas d'expérience sans théorie.


    III- La sous-détermination des théories par l’expérience : le holisme scientifique

    Ce que je vais montrer ici c’est que le modèle de Popper est lui-même contestable. L'expérience ne peut même pas réfuter /falsifier une théorie.



     

     

     

    1) Faut-il avoir confiance dans le critère de falsifiabilité ?

    a) 1ère difficulté : si le test expérimental doit permettre de falsifier la théorie, ce test doit être totalement indépendant de la théorie.

    En effet, sinon, d'abord, l'expérimentation sera tout aussi faillible que la théorie, et ne sera pas capable de confirmer ou de réfuter la théorie; (j'insiste : c'est une expérimentation, non une expérience " brute ", qui est mise en rapport avec la théorie); et ensuite, ce sera un cercle vicieux : on chercherait en effet à confirmer la théorie … par la théorie elle-même!

     




     

     

     

    b) 2ème difficulté : il est parfois impossible de savoir si le test expérimental a été correctement effectué, et si par conséquent il réfute bien la théorie

    2) Le holisme scientifique (Quine)

    Philosophe anglo-saxon contemporain. Critique les théories épistémologiques qui reposent sur la croyance dans la possibilité de s’assurer que nos théories scientifiques sont les bonnes, les vraies ; et même, ne sont pas fausses. En effet, étant donné ce que nous venons de dire, ce n’est pas aussi simple que ça.

     



     

     

    l’ensemble de la science est comparable à un champ de forces, dont les frontières seraient l’expérience. Si un conflit avec l’expérience intervient à la périphérie, des réajustements s’opèrent à l’intérieur du champ. Il faut alors redistribuer les valeurs de vérité à chacun de nos énoncés. La réévaluation de certains énoncés entraîne la réévaluation de certains autres, à cause de leurs liaisons logiques –quant aux lois logiques elles-mêmes, elles ne sont que des énoncés situés plus loin de la périphérie du système. Lorsqu’on a réévalué un énoncé, on doit en réévaluer d’autres, qui lui sont peut-être logiquement liés, à moins qu’ils ne soient des énoncés de liaison logique eux-mêmes. Mais le champ total est tellement sous-déterminé par ses frontières, c’est-à-dire par l’expérience, qu’on a toute liberté pour choisir les énoncés qu’on veut révaluer, au cas où intervient une seule expérience contraire. Aucune expérience particulière n'est, en tant que telle, liée à un énoncé particulier situé à l'intérieur de ce champ, si ce n’est à travers des considérations d’équilibre concernant la totalité du champ ".

    Quine, Les deux dogmes de l’empirisme.

     




     

     

     

    a) Thèse de Quine 

    Modèle holiste de la connaissance, qui apparaît comme un vaste champ de force : toutes nos connaissances sont liées entre elles, on ne peut les séparer les unes des autres. Non seulement elles sont interdépendantes, mais en plus, elles ont toutes plus ou moins, de loin ou de près, un rapport avec l'expérience. Même la logique et les mathématiques. On a mis ces dernières au centre de notre savoir, parce qu'on en a besoin pour la plupart des connaissances. Mais : d’abord, on aurait pu y mettre autre chose, et ensuite, la logique et les mathématiques pourraient très bien être différentes que ce qu’elles sont. Exemple : étant doné les conséquences de la physique quantique, certains ont dit qu’il fallait changer notre logique ; cf. " le chat de Schrödinger  " : on peut penser que dans la réalité, les choses n’obéissent pas au principe de contradiction, mais peuvent être en même temps elles-mêmes et leur contraire. Mais c’est trop bizarre de penser comme ça. Si on ne les change pas, et si on les met au centre de notre savoir, c’est parce que c’est purement pratique, et qu’on a pris l’habitude de penser selon les lois de la logique classique.

     




     

     

     

    b) Conséquence concernant le rôle de l'expérience et son prétendu rôle falsificateur

    Toute hypothèse que l’on élabore pour essayer de rendre compte d’un fait (polémique), est liée à l’ensemble de la connaissance. Donc, quand on teste une hypothèse, ce n'est pas seulement cette hypothèse qu'on teste, mais aussi, tout un arrière-fond scientifique/culturel. On dira donc que le modèle de Popper ne tient pas parce que pour constituer une hypothèse, on recourt à d’autres hypothèses (qu'on en soit conscient ou non!).

     

    NB : ces hypothèses peuvent être des instruments, des hypothèses empruntées à d’autres domaines de la science, des hypothèses concernant la façon dont on doit mener l’expérience, etc.

    Exemple : revenons à l'hypothèse de Semmelweis :

    (1) la fièvre puerpérale est provoquée par un élément infectieux

    (2) si (1) est vraie alors, si les personnes qui donnent des soins aux patientes se lavent les mains dans une solution de chlorure de chaux, la mortalité due à la fièvre sera réduite

    Or, (2), qui est censée être la preuve de (1), est liée à l'autre hypothèse suivante (=auxilliaire) :

    (1') à la différence de l'eau et du savon tout seuls, la solution de chlorure de chaux détruit l'élément infectieux



     

     

    Le modèle holiste de la science (de l'élaboration et du test des hypothèses) est donc le suivant : si H1 et H2 etc. alors I ; et si non I, alors soit H1 soit H, etc.

    Comme toutes les connaissances sont liées, et sont de plus toutes, à un degré ou un autre, sous-déterminées par l'expérience, toute expérience, toute observation que l'on va faire, va concerner, non pas une hypothèse mais tout l'ensemble du savoir. Si bien que lorsque l’expérience attendue ne se réalise pas, on sait qu’on devra mettre en question certains éléments de la connaissance. Mais rien dans l’expérience elle-même ne détermine ce qui est à mettre en question. On est incapable de déterminer si c’est l’hypothèse qui est falsifiée ou une des théories qu’on a employées pour constituer cette hypothèse.

     



     

     

    c) Comment s'opère le changement de théorie?

    Pour la même raison que dans b), on va dire que puisque l'expérience renvoie à tous les domaines de notre connaissance, que ceux-ci sont "sous-déterminés" par l'expérience, on peut choisir librement ce qu'on va devoir changer dans notre connaissance, au cas où une expérience contredirait notre hypothèse.

     

    Mais bien sûr, notre choix n'est pas purement gratuit : le plus souvent, on agira de manière économique. Quand une expérience infirme notre théorie, on peut choisir de modifier la théorie le moins possible, en restant le plus près possible de l’expérience (car plus on va plonger à l’intérieur de la connaissance, plus ce qu’on va changer va nous obliger à changer de choses). On préférera donc renoncer aux hypothèses les moins éloignées de l’expérience, avant de changer le sens des mots (le mot " nature " par exemple) ou de renoncer aux lois logiques. Cela ne signifie nullement qu’on ne peut pas y renoncer, mais que les conséquences d’un tel renoncement sont telles que l’intérêt que l’on peut avoir à le faire est difficilement imaginable.



     

     

     

    d) La science et les hypothèses ad hoc 

    Ce genre de théorie concernant l'élaboration des théories scientifiques implique que la science fonctionne comme un mode de connaissance que Popper aurait appelé "pseudo-scientifique".

     

    En effet, elle n'est finalement pas plus falsifiable que l'astrologie ou la psychanalyse.

    De plus, elle peut souvent recourir à ce qu'on nomme des "hypothèse ad hoc" : il s'agit de l'ajout d’un postulat supplémentaire à une théorie, afin de la protéger d’une falsification menaçante. Comment est-ce possible ? Parce que l’hypothèse n’est pas contrôlable indépendamment de la théorie.

    Exemple : Eudoxe (astronome ) croyait que les sphères célestes étaient parfaites ; or, les observations téléscopiques infirment cette thèse ; pour la conserver à tout prix, il supposa que les sphères sont invisibles.

    NB : on ne dit pas que la modification apportée à la théorie pour la protéger de l’expérience est ad hoc si elle conduit à de nouveaux tests, mais seulement si elle est destinée à empêcher l’expérience de la détruire.




     

     

     

    3) La science est-elle vraie?

    Dès lors, on peut se demander à quel réel a affaire la science. Peut-on jamais avoir affaire au réel tel qu’il est ? Pouvons-nous jamais connaître le monde en soi, si même la science, supposée être la connaissance la plus objective et la mieux fondée, ne le peut pas ?

     




     

     

     

    a) La science n’est-elle que convention ? -Le débat instrumentalisme et réalisme.

    La science et ses théories ne seraient-elles pas alors seulement des conventions qui nous permettent de parler commodément du monde ? Si les théories ne sont pas, en effet, des reflets objectifs du réel, si l’expérience ne peut qu’à grand peine les fonder, alors, ne faut-il pas dire que ce ne sont que des fictions, des modèles de la réalité qui n’existent que dans notre esprit ?

     

    Il y a plusieurs sortes de conventionalismes :

    -extrême : les théories scientifiques sont des constructions complètement arbitraires. Il n’est soutenu par personne, car il faut quand même, au minimum, qu’une construction théorique s’accorde avec les observations, en rende compte, et permette des prédictions.

    -faible : Poincaré, La science et l’hypothèse. La science n’est pas autorisée à dire n’importe quoi. Mais, comme l’expérience n’a de sens que relativement à une théorie, il devient alors possible de l’interpréter dans des langages ou des théories différentes et même de la " corriger " pour qu’elle se laisse ainsi interpréter. Une loi théorique pourra être alors être considérée comme une définition, de sorte que si des faits la contredisent, cela pourra vouloir dire, non que la loi est fausse, mais que les faits incriminés ne tombent pas sous le coup de la définition.

    Exemple : si on découvre un corbeau blanc, cela n’infirme pas l’énoncé général " tous les corbeaux sont noirs " mais cela veut dire que ce n’est pas un corbeau.

    Ici, ce qui importe, ce n’est pas la vérité des théories, mais la cohérence de leur interprétation relativement aux données, et la réussite des prédictions qu’elles permettent. Une loi ou une théorie scientifique n’est qu’un langage commode pour rendre compte de l’expérience. C’est un instrument utile, en tant qu’il permet des explications et des prédictions, mais on ne se prononce pas sur l’existence de cet instrument. (On nomme donc encore ce conventionalisme un " instrumentaliste ")

    Exemple :

    (1) le géocentrisme soutient que le soleil tourne autour de la terre, que la terre ne se meut pas

    (2) L’héliocentrisme soutient que la terre se meut, et tourne autour du soleil

    (1) n’est pas " faux " ; c’est une interprétation du mouvement apparent (observable) des planètes. Elle est tout à fait cohérente, car elle est en accord avec les données observables, et elle permet des prédictions concernant la trajectoire des planètes, les éclipses, etc.

    (2) est une autre interprétation cohérente des mêmes données, qui permet également des prédictions.

    Si on préfère (2) à (1), c’est parce que (2) permet de faire plus de prédictions : elle est plus efficace que (1), mais pas plus " vraie ", car cela voudrait dire qu’elle décrit comment est le monde. On rejoint ici Quine, pour qui le critère de choix des théories est un critère, non pas de vérité objective, mais de commodité.



     

     



     

     

    Note historique  : Galilée et Copernic, ou : croyaient-ils que la terre tournait ?

    Le cardinal Bellarmin avait d’ailleurs " conseillé " à Galilée de dire que les deux théories étaient équivalentes, i.e., étaient neutres eu égard à la réalité. Mais Galilée était réaliste et il a refusé. Avant lui, Copernic avait été plus prudent et disait que l’héliocentrisme n’était qu’une manière comme une autre (i.e., comme le géocentrisme) d’interpréter les phénomènes observables. Cf. Lettre-préfacede son ouvrage intitulé "De la révolution des orbes célestes", dédiée au pape Paul III.

     

    Commentaire : L'un des premiers en Europe, Copernic a fait revivre toute la tradition héllénistique de l'astronomie mathématique et technique qui, dans l'Antiquité, avait atteint son apogée dans l'œuvre de Ptolémée (l'Almageste). Cette tradition essayait de "sauver les phénomènes", au moyen d'hypothèses conformes à la physique. Copernic a d'ailleurs adressé son ouvrage au petit nombre d'astronomes contemporains qui avaient lu le traité de Ptolémée. En effet, son but était de réformer les techniques employées dans l'Antiquité pour calculer les positions des planètes. Ce n'est qu'ensuite qu'il a été amené à "dire" que la Terre est en mouvement. La thèse de Ptolémée n'étant pas très satisfaisante, Copernic, a donc cherché à résoudre ce problème. Il a lu de nombreux philosophes; il a découvert que de nombreux philosophes de l'Antiquité avaient mis la Terre en mouvement. Il s'est demandé ce qui se passerait si on imaginait ou faisait l'hypothèse du mouvement de la terre. Il a donc essayé l'hypothèse du mouvement de la terre à titre de supposition purement fictive, et il a constaté qu'elle était capable de sauver les phénomènes. En effet, si on imagine que la Terre tourne, et que l'on regarde le mouvement des planètes depuis une terre en mouvement, alors, on peut dire que le mouvement qui nous paraît irrégulier n'est en fait qu'apparent, et est en fait régulier.

    Tout le problème est de savoir si Copernic écrit en physicien, ou en géomètre. Ie, s'il cherche à décrire la réalité profonde des choses ou à en donner une explication satisfaisante pour l'esprit.

     

    La science ne serait dès lors pas une reproduction fidèle de la réalité (contrairement à ce que dit le réalisme), mais une interprétation de la réalité -conformément au sens originaire de la théorie (" vue de l’esprit ").

    Argument en faveur de l’instrumentalisme : permet de comprendre que deux théories rivales puissent être en accord avec les phénomènes, et faire des prédictions, sans qu’on puisse vraiment savoir laquelle est la " bonne " (i.e. : description du monde).

    Objections (ou arguments en faveur du réalisme):

    -il n’est pas pratiqué par la plupart des scientifiques.

    -de plus, comment se fait-il que les théories soient efficaces, qu’elles réussissent à faire des prédictions?

    -Cf. Popper, in Conjectures et réfutations : un instrumentaliste conséquent devrait abandonner tout recours à l’expérience (il n’en a pas besoin, puisqu’il estime que sa théorie ne correspond à rien de réel). Il mènerait donc à freiner et empêcher le progrès scientifique.



     

     

     

    b) La science, si elle n’est pas une convention, comporte de nombreux aspects conventionnels. L’exemple des atomes.

    Ce qui a mené à la conception instrumentaliste, c’est le fait que les théories scientifiques sont très abstraites, et qu’elles contiennent des affirmations concernant des entités invisibles, inobservables (mais qui, bien entendu, ont des conséquences observables).

     

    Exemple : un électron n’est pas un objet qu’on peut observer, pas même avec un microscope électronique, qui ne permet d’en percevoir que les effets. Un détecteur de particules permet, non pas de voir les particules, mais de les détecter par les effets qu’elles induisent. En effet, l’électron est un concept formé à partir d’une théorie, une élaboration purement rationnelle qui est une réponse à un problème théorique.

    Ce n’est pas en observant un atome (chose d’ailleurs impossible) qu’on a pu observer ou constater la présence d’un noyau et d’un ou plusieurs électrons tournant autour. C’est en étudiant des réactions chimiques, en établissant des classifications d’éléments, qu’on a pu d’abord supposer que l’atome n’était pas, comme sa définition l’indiquait, la plus petite particule qui existe, mais qu’il était lui-même composé de particules plus petites. Tout le travail d’élaboration de l’atome est passé non par la perception, mais par l’invention, à partir de propriétés de l’atome qui n’ont été découvertes que par leurs effets indirects, lesquels n’ont été eux-mêmes constatés que parce qu’on les avait déduits de ces premières hypothèses. On a proposé des modèles de l’atome, et on les a étudiés (cherché les conséquences physiques et chimiques) et vérifiés expérimentalement. Si laperception est ici intervenue, ce n’est que celle des signes donnés par des appareils de mesure, pas d’objets.

    On s’est dit alors que les théories ne sont que peut-être que des fictions ou instruments commodes pour faire des calculs, prédire des évènements. Mais que les entités qu'elles postulent n'existent pas : ce sont des hypothèses 



     

     



     

     

    Note historique : la formation du concept d'atome au 19e.

    Au 19e, il y eut, en France, un grand débat entre scientifiques : les atomes (=particules ultimes et indivisibles de la matière) existent-ils ou non ? Si le problème se posait, c’est que l’atome était invisible.

     

    But de l'introduction de l'hypothèse atomique : expliquer que les corps, à l’échelle macroscopique, se combinent selon des quantités discrètes. Cette hypothèse supposait que la matière était, à l’échelle microscopique, constituée d’unités élémentaires et insécables, chacune se combinant en duo et en trio, et dont le poids pouvait être calculé.

    Caractéristique : on rend compte du visible en modélisant l’invisible. On propose un modèle de la réalité, mais ce qui est observable, ce sont seulement les conséquences de ce modèle, qui lui est invisible. Tout ce qu'on sait, c'est que si on postule que la matière est formée d'atomes, alors, on doit constater dans la réalité tels effets; ce sont eux que la théorie teste.

    Intérêt : permettait d’écrire la chimie sous forme concise.

    Problème : au 19e, aucun scientifique n’osait coire à l’existence des atomes. Cf. Berthelot : il avait empêché la présence de ce mot à la fac et dans les sujets d’examen, car croire aux atomes passait pour une hérésie (scientifique). C’est au début du XXe, grâce à J.Perrin, qu’on a réussi à compter les atomes, et qu’on a cru en leur existence.

    Evidemment, on a tendance à dire que si ça fonctionne comme elle le prévoit, alors, c'est qu'elle est "vraie". Le problème, c'est qu'on peut très bien avoir les mêmes effets observables avec d'autres théories; de plus, je rappelle que l'expérience en science, ne permet ni de confirmer ni à la limite d'infirmer…

     




    Conclusion

    Les théories scientifiques ne sont pas issues de l’expérience, mais il faut plutôt dire qu’elles la précèdent. Mais nous avons vu que ce à quoi nous mène cette seconde thèse concernant l’élaboration des théories scientifiques, ce n’est pas à dire que les théories scientifiques seraient issues purement et simplement de l’esprit de l’homme, sans aucun rapport avec le réel. Si l’expérience n’est pas le fondement de la science, reste qu’elle en est le guide. Mais c’est à l’abandon de la distinction entre l’expérience et la théorie. En effet, elles ne sont pas des domaines complètement séparés, mais on peut dire qu’il n’y a pas d’expérience sans théorie et pas de théorie sans expérience.

    Cette conséquence bouleverse toutes les idées reçues concernant la science : en effet, cette réponse nous mène à dire que la science n’est pas " vraie " au sens où elle serait une copie fidèle de la réalité (vérité-adéquation). Elle est tout autant " subjective " que l’histoire, si par subjectif on entend une reconstruction par l’homme de ce qui est décrit. La science est une construction théorique, ce qui veut dire que l’esprit de l’homme est lui-même présent dans les théories " scientifiques ". C’est un modèle …

    D’ailleurs, depuis l’avènement de la théorie de la relativité et surtout de physique quantique-, les physiciens ont bien définitivement renoncé à une objectivité forte et admis que la connaissance du réel était liée à nos instruments de mesure et donc à des théories. Ce qui signifie que l’homme ne peut jamais connaître qu’un réel informé par sa propre pensée, son langage, sa vision du monde. Le réel en soi reste donc inaccessible.

    Intérêt : donner aux sciences humaines, à l’histoire, le droit de s’appeler " sciences " ! (En tout cas, on n’a plus le droit de dire que c’est parce que l’histoire ne connaît pas le passé tel qu’il est en soi, qu’elle n’est pas une science).

    Dernier problème  : il n'y a presque plus de différence un mythe et une science. Cette thèse est-elle acceptable ? N’y a-t-il aucune différence entre une science et une pseudo-science ? –Si, quand même : cf.fait que théories scientifiques sont écrites en langage mathématique, et, quand même, sont plus efficaces que la magie. Mieux vaut se reposer sur la théorie astronomique pour prédire une éclipse de soleil que de se reposer sur les dires d’un sorcier. C’est plus sûr, il y a plus de chances pour que ça marche.


    1-Cf.Chalmers, op. cit., pp.34-35. Et sa critique, p.67 : les observations et expériences sont faites pour tester ou faire la lumière sur une théorie, et seules les observations qui s’y rapportent sont dignes d’êtres notées ; d’ailleurs, il faut noter que les théories sont généralement conçues avant que soient effectuées les observations nécessaires pour les tester.

    2-Différence " général " et " universel " 

    3-Exemple : (cf.Chalmers, op. cit., p.32) la découverte des lois de l’optique (lois de la réflexion et de réfraction de la lumière). On considère que ces principes généraux sont tirés de l’expérience par induction, de la façon suivante : on effectue de nombreuses expériences de laboratoire, en faisant réfléchir les rayons lumineux sur des miroirs ou sur des surfaces d’eau, en mesurant les angles d’incidence et de réfraction pour des rayons lumineux passant de l’air à l’eau, de l’eau à l’air, etc. On fait varier notablement les conditions expérimentales, en répétant par exemple les expériences avec de la lumière de différentes couleurs, etc., jusqu’à ce que les conditions permettant de légitimer la généralisation inductive des lois de l’optique soient satisfaites.

    4- Cf. Hempel, Eléments d’Epistémologie, pp.17-18 ; et Chalmers, Qu’est-ce que la science ?, pp.38 sq.

    5-Il ne peut non plus être fondé par l’expérience, car alors, on a un cercle vicieux (on est en effet obligé de recourir à l’induction pour justifier l’induction). cf. Hume, Enquête sur l’entendement humain,

    6-Cf. Chalmers, op. cit., p.43.

    7-Pourquoi pas même son âge et le temps qu’il fait !

    8-Eléments d’épistémologie, p.18.

    9-Op. cit., p.68.

    10-Cf.Chalmers, op. cit., p. 56 : exemple de l’étudiant en médecine qui apprend à lire une radiographie ; et aussi P.Feyerabend, Contre la méthode, Points Seuil Sciences (n° S 56), pp.152-5, : l’auteur montre ici que l’idée galiléenne selon laquelle les images téléscopiques étaient une image fidèle des phénomènes célestes est apparue à l’époque comme un coup de force, comme une véritable aberration.

    11-On dira "influencé"

    12-Alors qu'au début on avait dit que contrairement à l'expérience commune, l'expérience scientifique serait caractérisée par une observation sans préjugés

    13-Je veux montrer avec Hempel que le rôle de l’expérience et de l’observation n’est pas celui qu’on croit : l’expérience n’est pas au fondement de la science, mais elle a seulement un rôle de vérification.

    14-Cela signifie que l’induction et la déduction ne concernent que la preuve, non la découverte.

    15-Avec Popper, je veux montrer que même la thèse de Hempel selon laquelle l’expérience aurait un rôle vérificateur, n’est pas tenable. En effet, on ne peut établir la vérité d’une théorie à partir des faits d’observation.

    16-Autre exemple : toute situation de test est très complexe : les lois et théories gouvernent les instruments utilisés ; ainsi, quand on utilise un téléscope pour observer la position d’une planète (prévue par une théorie), la théorie doit nécessairement prescrire l’orientation qu’il faut donner au téléscope pour voir la planète à un instant donné. Dès lors, si la prédiction s’avère " fausse ", alors, on ne sait pas ce qui est faux : la théorie ? la description du montage expérimental ? l’instrument est-il fiable, etc ?

    17-on aurait d'ailleurs pu tirer cette conséquence de la thèse selon laquelle tous les énoncés d'observation sont emprunts de théorie ; Popper aurait donc dû le savoir!


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  • J'aimerais partager cette video vue dans le blog http://templeilluminatus.com

    Je la classerais dans la catégorie de mes articles "le baiser de dieu". 

     

     

     

     

    Mon commentaire sur le site temple illuminatus
    I think tant the different spiritualities of te humanity have the same source (God) exprimed in different ways all around the world. The Bible is the one that appears to me, because it is my culture, my education... The message is certainy the sam...


     

     

     

    Comment by Leila Raven on August 30, 2011 at 2:23pm

     

     

     

     

     

     


     

     

    Yes, well... there are many different approaches.. I'm not multiple, but my husband has taught himself to be, and I don't think he's giving up his any time soon either.. *smile*

    Personally in terms of the movement of energy that occurs with release, I believe that there does not need to be any kind of diminishment, one can re-claim and harness that energy.

    I've known a number of people who are highly orgasmic and multiply orgasmic and I personally think it's a boon. I think firing that whole orgasmic system is good for body, mind, and soul.

    Anything can be either 'positive' or 'negative' depending on context, personal subjectivity, and other factors.

    I'm not one that tends to put too much credence in the idea of one correct practice, sexual or otherwise, it is something that must be personally developed. We are too diverse in our being.

     



     

     

     

    Comment by White Wolf on August 30, 2011 at 11:52am

     

     

     

     

     



     

     

    The Sex video, is excellent down to the explanation of the four letter formula YHVH, but they do not know the real use of the Big O, and please keep your wife happy, learn Egyptian Sexual Ankhing, and Divine Tantra, it is the Alchemical Marriage with self first, and combined with a partner or partners. You use what instructional media is available. You do not have to eat everything on the plate. Although sometimes it is plate licking good, it is all in the testers, and tasters.  Shalom, White Wolf.

     



     

     

     

    Comment by White Wolf on August 28, 2011 at 7:49am

     

     

     

     

     



     

     

    Raven, this is a really good overview of Sex: The Secret Gate to Edin [full film], Frani the Gypsy, recommended this group of groups. I am on a TalkShoe on Sunday nights, this is in perfect harmony with the teachings of the school of the prophets, and is very timely. I hope you do not mind, me recommending it to all, I intend to either do so myself, or have Frani do the honors on our community cal, DMG, the Divine Mind Group, 8PM Easternl. Thanks again for posting this video, excellent. Blessings to You. Shalom, White Wolf.....



     


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    de l'autre coté du miroir

     

    matrix

     

    matrix.



    De l’autre côté du miroir

    J'ai adoré cet article. Dans mon blog je me passionne pour les limites de la connaissance (voir mes articles). J'ai lu les oeuvres de Jean Charon et sa relativité complexe. Je trouve dans cet article un éclairage intéressant.

     

     

    Contenu de l'article:

    De l’autre côté du miroir est la suite du conte “Alice au Pays des Merveilles”. Le monde du miroir se présente comme un monde inversé. Ainsi Alice, pour atteindre le jardin, elle doit d’abord s’en éloigner, de même qu’il lui faut, dans cet univers étrange, courir très vite pour rester sur place. Si l’espace est mis à mal, le temps n’est pas non plus en reste. Il est ainsi possible de se souvenir du futur. La différence fondamentale entre Alice au pays des merveilles et De l’autre côté du miroir est que cette dernière œuvre montre chez l’héroïne une évolution incontestable : de pion, elle devient reine.

    MATRIX : SUIS LE LAPIN BLANC …

    Dans le film Matrix, c’est l’un des messages que reçoit Néo le “hacker”. Il le voit tatoué sur l’épaule de la petite copine de Choi.

    A la huitième minute du premier Matrix, Thomas Anderson, le futur Neo s’empare d’un livre dont il a creusé les pages, et qui lui sert à camoufler des logiciels piratés.


    Dans son geste, l’acteur Keanu Reeves prend bien soin de laisser le spectateur lire le titre de l’ouvrage : Simulacra and Simulation.
    La disquette qu’il extrait de ce livre-coffre est immédiatement cédé au personnage de Choi qui attend sur le pas de la porte, et dont la fiancée possède, sur l’épaule, un tatouage de lapin blanc.

    Second détail - d’importance : Le livre de Baudrillard n’a pas été ” creusé ” au hasard par le héros, mais précisément derrière la page de garde du chapitre ” Du Nihilisme “. (voir le dernier chapitre de cet article sur le 0)

    Troisième détail - structurel : La disquette extraite du ” Nihilisme ” est directement remise au couple Choi-Dujour, où se trouve le tatouage du lapin blanc.

    Quatrième détail - essentiel : Le lapin blanc, comme nous le verrons plus loin, n’est pas tant une invention d’écrivain qu’une invention de mathématicien recourant à la littérature pour prouver ses théories.

    Il va la suivre et arriver au « fond du trou » où il rejoint Trinity. Morpheus le compare par la suite à Alice tombée dans le terrier du lapin qu’elle poursuivait. Et l’éveil de Néo se fait de « l’autre cote du miroir » titre de la suite des aventures d’Alice.

    Outre la référence directe au lapin blanc, Andy et Larry Wachowski (Matrix) multiplient les indices rapprochant leur film de cette œuvre. Ainsi, quand Néo se « réveille » dans le monde réel, il tombe dans un tuyau interminable avant de tomber dans un lac souterrain de la même manière qu’Alice tombe dans l’interminable terrier vertical du lapin blanc. De plus dans la scène précédente, Néo observe son reflet dans le miroir et passe sa main « à travers » ce miroir. Or, le deuxième tome des aventures d’Alice s’intitule De l’autre côté du miroir. Le monde du miroir se présente comme un monde inversé ou l’espace et le temps sont déformés. Ainsi Alice, pour atteindre le jardin, doit-elle d’abord s’en éloigner, de même qu’il lui faut, dans cet univers étrange, courir très vite pour rester sur place. Si l’espace est mis à mal, le temps n’est pas non plus en reste. Il est ainsi possible de se souvenir du futur,

    La différence fondamentale entre Alice au pays des merveilles et De l’autre côté du miroir est que cette dernière œuvre montre chez l’héroïne une évolution incontestable : de pion, elle devient reine.

    L’un des aspects les plus frappants et les plus intéressants de l’œuvre est la manière dont elle joue avec le non-sens.

    Certaines choses au delà du miroir échappent complètement à notre logique habituelle.

    THEORIES DE JEAN CHARON
    D’un point de vue scientifique, qu’y a t il de l’autre côté du miroir” pourrait on se demander.

    Revenons tout d’abord à la fameuse formule d’Einstein E = mc2 signifie que la masse d’un objet croît proportionnellement à son énergie. Il s’ensuit une relation exponentielle matière / énergie, dont le résultat est que la matrice de notre continuum ne saurait exister qu’à des vitesses inférieures à celle de la lumière.

    Les chercheurs supposent là l’existence de particules nommées tachyons qui, théoriquement, ne pourraient exister qu’à des vitesses supra-luminiques.

    La loi inverse, en somme. Les astrophysiciens nomment «horizon» la limite au-delà de laquelle aucun photon ne peut échapper à l’incommensurable attraction gravitationnelle d’un trou noir. A partir de cette limite, ni la relativité, ni la mécanique quantique ne peuvent expliquer ce qui peut se passer. Forcément : nous sommes de l’autre côté du miroir, interphase ou tout s’inverse.

    Si l’on plonge au cœur de la matière, on s’aperçoit qu’elle est composée, aussi loin que l’on puisse explorer pour l’instant de petites «briques» fondamentales (quarks), dont tout le comportement tend à indiquer qu’elles sont elles-mêmes composées de phénomènes vibratoires qui, au lieu de s’étendre à tout l’espace, sont comprimés dans un champ restreint, une courbure de l’espace très accentuée. Ceci revient à dire que la matière elle-même est composée d’énergie. Que ce soit en physique relativiste ou quantique, nous ne pouvons qu’aboutir aux mêmes conclusions.

    Le physicien Jean Charon postule l’existence, dans une sorte d’anti-continuum parallèle au nôtre, de l’autre côté d’un “horizon”, d’un “miroir”, l’existence d’une “onde psi” qu’il a baptisée “éon”, et qui serait dépositaire d’absolument toute la mémoire de tout ce que la particule rencontre au cours de ses pérégrinations à travers l’univers depuis sa création. Lorsqu’elle est associée à d’autres, il est logique de penser que, tout en gardant sa mémoire “personnelle”, elle va la communiquer aux autres et s’enrichir elle-même de la leur, de l’ “expérience” de toutes les autres ondes psi.

    Au fait, savez-vous au juste de combien de ces particules ponctuelles un Etre Humain est composé ? Non ? moi non plus, ça me dépasse. Quelques milliards de milliards ? Davantage ? Il est hallucinant d’imaginer de combien de mémoires nous sommes tous dépositaires, combien d’informations de toutes sortes coexistent en nous sans que nous nous en rendions compte. Les ondes psi vont se mélanger et former une globalité à laquelle toutes les informations s’étendent.

    Cette gigantesque collection de particules, possède une onde psi globale à la dimension humaine, réceptacle de toutes les mémoires antérieures à sa constitution ainsi que de celles qui sont imputables aux éléments marquants de sa vie. Il s’agit tout simplement de ce corps énergétique dont certaines parties nous sont accessibles : directement, grâce à des perceptions développées, ou indirectement, grâce à des instruments ou artefacts…

    L’horizon des physiciens devient alors le miroir séparant notre conscient de nos inconscients, l’interphase atemporelle et locale. Jean Charon nomme Réel et Imaginaire ces deux réalités. Dans son livre Mes cellules se souviennent, Michel Larroche, appelle cela le « Réel Trivia l » et « Réel Imaginaire », car l’imaginaire module profondément nos comportements, et il est bon d’insister, justement, sur son côté bien réel.

    Donc, d’un côté, on aurait un univers solide, matériel, palpable, et, de l’autre côté, un anti-univers, réservoir d’informations, d’archives, mémoire qui “expédie” au trivial des éléments qui l’influencent. Les deux, en rapport constant avec la phase trois doivent à tout instant s’harmoniser, s’aligner l’un sur l’autre.

    II serait long de présenter tous les modèles qui convergent vers cette idée de deux univers coexistants et échangeant des informations à travers une interphase.. Au fond, malgré des divergences apparentes, ils sont tous tendus vers la même vérité qui les englobe tous. Toutes les approches sont valables, représentant les différentes facettes d’une Réalité plus vaste.

    Les équations des différents modèles physiques nous montrent qu’aucune matière ne peut exister au-delà de la vitesse de la lumière, qui constitue une limite absolue.

    Cependant, on suppose actuellement l’existence du tachyon, particule qui théoriquement, ne peut exister qu’à cette frontière, cet horizon représente une interphase

    entre :

    * une phase 1, ou espace-temps positif contenant notre monde physique : matière et phénomènes vibratoires mesurables par une instrumentation.

    * une phase 2, ou espace-temps négatif, recelant une «matière» et des vibrations hors de notre champ de perception, au-delà de notre détection instrumentale.

    D’autres modèles proposent plutôt le diagramme suivant plus complet :

    Il y aurait donc des particules «remontant le temps», les tachyons, qui expliqueraient notamment le caractère instantané de la pêche aux informations effectuée lorsque nous faisons appel à nos mémoires que nous matérialisons par nos réactions et nos réalisations dès lors qu’elles passent de l’autre côté du miroir, et cette rapidité de remontée de la ligne du temps lorsque nous recherchons un souvenir de notre passé. Y a-t-il relation étroite entre cette théorie physique et les réponses instantanées de nos comportements ou n’est-ce qu’un simple parallèle permettant une description plus imagée ? Corrélation ou coïncidence ?

    De l’autre côté du miroir, dans l’espace-temps négatif, des champs d’énergie stockent l’information de tout ce qu’a rencontré, connu, éprouvé la particule, seule ou alliée à d’autres dans un ensemble l’englobant, le champ d’énergie se globalisant pour échanger toutes les mémoires de tous ses éléments de base. Collection de particules, nous suivons le même processus, et ne pouvons que fonctionner de manière identique à celle de nos composants.

    Ce qui est remarquable, c’est que la physique ne peut, dès lors, exister sans la métaphysique : meta, en grec, signifie «avec». Elles deviennent inséparables.

    Cette frappante ressemblance entre cette synthèse des modèles physiques et ce qui se passe en nous

    LE MIROIR DE RIEMANN OU LA MODELISATION MATHEMATIQUE DE L’IMAGINAIRE

    En 1859, Riemann, professeur à Göttingen, publie un article Sur les nombres premiers inférieurs à une grandeur donnée. Il redéfinit une fonction appelée “‘fonction zêta” qui offrait à Riemann un “miroir” dans lequel le chaos apparent des nombres premiers s’ordonnait. Son hypothèse sur les zéros non triviaux de la fonction zêta.

    Riemann réussit le tour de force de produire un graphe en 4 dimensions permettant ainsi de décrire le nombre “imaginaire” produit par la fonction. Le graphe ne peut représenter que l’ombre tridimensionnelle d’un paysage à quatre dimensions. Les « paysages » que « voient » les mathématiciens lorsqu’ils se représentent la fonction zêta en quatre dimensions sont fabuleux. Ce graphe en 4D définit alors un véritable paysage imaginaire ayant une topographie déconcertante. Il révèle un “réel” totalement inattendu, appelé paysage Zeta de Riemann, une sorte d’hologramme ou n’importe quelle petite région peut permettre de reconstituer l’ensemble…

    MIROIR DE KOZYREV ET DISTORTION DU CONTINUUM ESPACE TEMPS

    Les scientifiques ont expérimenté avec des “miroirs” Kozyrev (il ne s’agit pas d’un vrai miroir) mais un système de plaques d’aluminium concave. Ils y auraient vu des images du passé très lointain de l’humanité. Ces images apparaissent surtout pendant des périodes de perturbations électromagnétiques. Un autre chercheur, Trofimov a expérimenté ce procédé.

    Leurs expériences impliquent une conception de l’univers différente du continuum espace-temps d’Einstein. Kaznatcheyev et Trofimov se réfèrent en particulier aux travaux de l’astrophysicien Nicolas Kozyrev (mort en 1983), reconnu internationalement par ses pairs et auquel l’ouvrage cité en début d’article consacrait un chapitre. Cette recherche d’un nouveau modèle de l’univers rejoint différentes hypothèses sur la structure du monde émises ces dernières années par des scientifiques qui essaient de rendre compte de différents phénomènes ne pouvant être intégrés dans l’univers einsteinien.

    Les chercheurs russes avancent l’hypothèse d’un « espace vivant », un champ informationnel dont l’énergie-temps n’est qu’une propriété qui ne se propage pas, mais surgit partout instantanément. Le champ informationnel serait le vecteur de l’interaction entre les phénomènes du cosmos dont la communication « naturelle » à distance est un exemple ; la nature de l’ énergie-temps permettrait l’ instantanéité des interactions dans l’espace, alors qu’une progression inversée du temps, comme notre monde réfléchi dans une glace, serait à l’origine des cas d’anticipation du temps.

    Il a dit que quand ils ‘approchait de ces miroirs justement pendant les périodes de perturbations électromagnétique, l’espace s’est ouvert et il a de nombreux symboles et signes qui s’anime, ressemblant à des enseignes lumineuses en néon.

    “Au début nous pensons que c’était un message extra-terrestre” dit Trofimov. Mais après nous avons compris que la plupart de ces signes correspondent à l’antique culture sumérienne. C’était un moment du passé qui a traversé le temps pour arriver jusqu’à nous” dit il.

    Ce moment n’était pas unique. En 1997 les scientifiques de Novosibirsk on fait des expériences avec ce systèmes de plaque d’aluminium concave, avec les anglais, à Stonehenge,. Pendant ces expériences, plus de 200 personnes ont pu apercevoir ce type de signes semblables à ceux qu’ils avaient vu auparavant ainsi que d’autres signes inconnus. (plus de 70 signes inconnus)


     
    Expérience du miroir de Kozyrev par Kirpitchnikov et collaborateurs

    Personnes ne pouvait expliquer ce phénomène. Il y a très peu de temps, un scientifique de Novosibirsk, Mr Kirpitchnikov a démontré le modèle du temps permettant d’expliquer le principe du miroir de Kozyrev et le principe de l’espace-temps. Suivant ce principe il a créé son propre miroir basé sur celui de Kozyrev.

    Dans le but de prouver sa théorie sur l’espace temps Kozyrev a également procédé a une autre expérience étrange. Il a obturé l’objectif d’un télescope avec un plaque métallique, il a prouvé qu’un rayonnement d’une étoile transperçait la plaque métallique pour agir sur des levure en culture qui réagissaient spontanément à ce rayonnement qui selon lui allait plus vite que la lumière ce qui contredisait le postulat d’Einstein.

    La nature du temps est très complexe, il semblerait que le temps est corrélé avec des objets électromagnétiques. Le temps prend cette énergie, de la même manière qu’un objet physique est capable de capter et renvoyer cette énergie.

    Différents composants du temps communique avec des objets qui possèdent leurs propres champs électromagnétiques.

    Le temps existe sur différentes couche comme plusieurs enregistrement sur une cassette vidéo. Sur une couche l’évènement est passé et sur l’autre cet évènement est en train de se produire. C’est ainsi qu’on peut avoir l’information du passé.

    Kirpitchnikov a fait une autre expérience, A Akademgorodok, en Russie, dans la zone dite “zone X”, a pris des photos d’enfants prises dans ce lieu. Sur le négatif sont apparus des gens inconnus.

    Il a développé un système d’équation qui permettrait la construction de machine a voyage dans le temps.

    Selon un autre scientifique Biélorusse Veinik de l’académie des sciences, les fissures dans le miroir ainsi que les angles cassé, courberaient l’espace temps et provoquerait des “poltergeist” en créant des vortex vers un autre espace temps. L’autre monde, le monde parallèle et le notre commencerait à communiquer ce qui permettrait à cette connexion de se faire. Comme les deux monde, leur champ physique, ne peuvent pas communiquer à travers les vortex, ne peuvent pas se toucher cela produirait ces effets.

    Selon ce scientifique le miroir prend le “négatif” et nous le rend multiplié, ce qu’il faut éviter ( !). Cela provoque le vieillissement et les maladies.

    Dans l’ancienne traditions de Russie, on dit que le miroir est le “cadeau de satan”. Yvan le terrible croyant en ces phénomène et a fait en sorte que les miroirs pour lui et sa femme sois crées par des artisans aveugles.

    Selon lui actuellement on utilise beaucoup en magie des miroirs de type miroir de Kozyrev, en aluminium recouvert de peinture noire. Cela permettrait d’additionner les pouvoirs. Il absorbe beaucoup de lumière et reflète l’énergie fine. La surface concave les maintiennent en forme (ces énergies fines).

    Quand on regarde ce miroir recouvert de peinture noire brillante (qui reflète quand même) il absorbe de la lumière. Ca ouvre la vision du passé, d’un autre temps, d’un futur. Ils commencent à voir des “extra terrestres”, des objets étranges.

    Selon ce scientifique, le pouvoir de voir le futur ou le passé grâce à la tache jaune de l’œil (fovéa) ce qui provoquerait ces fameux “flash” en voyance. (ndlr peut être parce que le fond de l’oeil est concave et noir ???). Mais il précise que c’est très “dangereux” de faire cette expérience car cela peut renvoyer trop de visions négatives en même temps ce que l’œil ne pourrait pas supporter…

    LE PRINCIPE DU REVERBERATIONISME SELON LES VOYAGEURS DE L’ESPACE TEMPS
    Selon les “entités” dites Voyageurs de l’Espace Temps (V.E.T) en relation avec Jean Claude Pantel (dont il serait trop long de détailler ici le vécu mais je vous renvoie au site Jantel.org), le vécu trouve son essence dans le Réverbérationisme post originel. C’est cette réverbération permettrait au flux existentialisateur de se manifester. C’est ce qui permettrait à l’informationnel de se matérialiser (ce que les V.E.T on nommé principe de géométrisation).

    citons Dany et Karzenstein sur le principe de réverbérationisme.

    Le « subi » se révèle selon le qualitatif initial imprimé dans le réverbérationnisme postoriginel, au gré des flux existentialisateurs, c’est-à-dire au gré des flux appelés à se percuter, donc à concevoir l’astatisme nécessaire à toute « matérialisation » de l’informationnel. (Dany 30 mars 2002)

    Une piste nous est donné plus tard par Karzenstein :
    “le réverbérationnisme initial procède à l’élaboration du courant initial sous la forme de faisceaux tubulaires qui, en désuperposition, constituent ces flux directionnels et dont il n’est pas vain de rappeler au passage que d’aucuns se veulent contrôlables…” (3 décembre 2004 Karzenstein)

    Le réverbérationisme serait (selon mon interprétation) le principe de communication entre ce que l’on pourrait appeler Monde et Anti-monde qui créerait ce courant existentialisateur au niveau spatio-temporel.

    Un autre V.E.T, Jadöpher va même plus loin dans l’explication du réverbérationisme l’appliquant à notre propre personne : “Cette restructuration s’applique bien sûr au gré des flux, aussi bien dans son état originel, que vous savez être le “spécifisme”, que dans les fonctions (agissements, gestes et actes) figurant les effets du réverbérationnisme entre chaque support existentiel (en l’Espace situé) et les ambiants (par le Temps déployés). (Jadöpher 2 mars 2006)
    Il peut être intéressant de rapprocher cette théorie de révérbérationiste de celle de JP Garnier Mallet sur le phénomène de double et de projection temporelle inconsciente de ce double en vue de récupérer de l’informationnel comme nous l’avons déjà développé dans un précédent article. Dans ce cas on peur considérer que le double existerait en parallèle au delà du miroir.

    LE “ZERO” MIROIR DE L’UNIVERS ?

    Passer de l’autre côté du miroir c’est se demander si le vide est vraiment vide ou si il est rempli d’autre chose. Le zero serait il le lien, la clé entre un monde et l’autre.

    C’est toucher du doigt le principe même de la conscience qui serait en dehors de la matière. Il faut revenir à la définition du Zéro, le Zéro représente purement et simplement l’absence de toute quantité, car une quantité qui serait moindre que rien est proprement inconcevable.» C’est « rien » ! La Manifestation naît du vide, du rien ! Chez les Babyloniens, zéro « ne fut jamais conçu comme un nombre : synonyme de “vide” seulement, il ne correspondit jamais au sens de la “quantité nulle” .

    Les Nombres sont « Causes » de l’apparition des formes et le zéro, le vide, recristallise chaque chose en l’unifiant dans la Source de toute chose.

    Le vide est plein de tous les possibles.

    « A l’origine, il y a le Rien (wu) ;

    Le rien n’a point de nom.

    Du Rien est né l’Un ;

    L’Un n’a point de forme. »

    Toutes les traditions authentiques maintiennent la même vérité. Celle des Peuples nomades du Mali enseigne : « Avant la création du monde, avant le commencement de toute chose, il n’y avait rien, sinon UN ÊTRE. Cet Être était un Vide sans nom et sans limite, mais c’était un Vide vivant, couvant potentiellement en lui la somme de toutes les existences possibles.»

    En Orient, la Manifestation est Illusion, Maya. Celle-ci est « l’interprétation et les concepts que donnent une civilisation, une culture, une religion, tous conditionnements inhérents à l’incarnation en un lieu et un temps donnés » « Maya est l’illusion qui prend ces concepts pour la réalité, qui confond la carte avec le territoire

    Selon Ludwig Wittgenstein : «La solution de l’énigme de la vie dans l’espace et le temps se trouve hors de l’espace et du temps».

    Et de l’autre côté du miroir d’Alice se termine ainsi “Sur l’eau calme voguant sans trêve… Dans l’éclat du jour qui s’achève…Qu’est notre vie, sinon un rêve ? ” Lewis Carroll

     

    * de son titre original Through the Looking-Glass, est un roman écrit par Lewis Carroll en 1871

    Michel Larroche - Mes cellules se souviennent
    http://mathematiques.energie-manifestee.net/wakka.php?wiki=LeMiroirDeRiemann
    http://www.nouvellescles.com/article.php3?id_article=83
    http://www.ufolog.ru/articles/detail.aspx?id=3300
    http://www.inomir.ru/magick/others/56529.html
    http://www.jantel.org/spip.php?article247
    http://www.neotrouve.com/?p=94


    Réveille toi, Neo, c’est un rêve !
    envoyé par Neotrouve. - Rencontrez plus de personnalités du web.


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  • Le blog De tout et du reste: Périgueux (clin d'oeil et ironie!)

     

     

     

    Périgueux

     

     

     

     

     

     

    Mon commentaire.

     

    Mais non! Moi qui ai passé mon enfance sur les bords de l'Isle, je n'y vois que la douceur de vivre, Jacqou le Croquant, le moulin du Frau...

    Sur le bord de le route, ce sont des anges gardiens...


    Comme ce paysage ma rappelle les souvenirs de mes dix premières années, voudrais faire partager ces quelques photos de Périgueux et de Jumilhac le Grand, le village de mon enfance sur les bords de l'Isle. C'est là que je me suis éveillé à l'amour de la nature et à la connaissance que j'ai découvert dans un livre qui m'a été offert alors que j'avais 8 (ou 9?) ans: "les merveilles de la nature. A l'époque, l'dition était plus ancienne que la photo suivante.





    Périgueux


    la cathédrale Saint front

     

    la cathédrale Saint Front et les bords de l'Isle

     

     

     

     

     

     

     

    La baignade (un peu partout au début du 20è siècle).

     

     

     

     

     


    Jumilhac le Grand


    vue sur le chateau depuis les bords de l'Isle

     Cette vue (carte ancienne) n'a pratiquement pas changé. C'est la vue que j'avais depuis ma maison, tout au fond de la vallée. J'étais "immergé" dans la nature. c'est ce qui explique la devise de mon blog.

     

    les bords de l'Isle.

     


     C'est là que j'allais à la pêche. Quand il était l'heure d'aller manger, j'entendais le sifflet de mon père. A part les chants d'oiseaux, il n'y avait pas d'autre bruit.



    photo ancienne: vue élevée sur la vallée de l'Isle.

    vue ancienne de la chapelle

    vue aériennedu château

     

     

    Jumilhac: le château vu depuis une cour intérieure

     

    jumilhac: le château vu de la place

     

    Jumilhac: le château vu depuis la vallée de l'isle.

     

    Jumilhac: le château, vue ancienne

     

    Jumilhac: le rue surplombant la vallée de l'Isle (à imaginer sur la droite).

     Cette rue qui surplombe la vallée de l'Isle s'est un peu embellie depuis cette photo. Je l'ai connue presque telle avec seulement quelques commerçants, dont le médecin qui m'a orrert "les merveilles de la nature".

     

     

    jumilhac: le château illuminé.

     

    Jumilhac: le château, photo ancienne.

     

    Jumilhac: la montée vers la mairie.

    Le bâtiment de la mairie n'existait pas dans mon enfance, mais ces maisons étaient presque identiques. Je crois qu'elles existent toujours.



    jumilhac: l'Isle

    J'aime beaucoup cette photo de l'Isle. Je projette d'en faire une peinture à l'huile.


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  • De tout et du reste: Hôpitaux gérés comme des entrepises privées

     

     

     

     

    Mon commentaire.

    Je crois que si on continue dans la sens de cette marchandisation de l'être humain, l'humanité se prépare à de gros déboires et vivre de graves problèmes.


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  •  Ma nouvelle ville Aix les Bains 

    www.villa-rivalin.com/villa_rivalin  (cliquez sur photos aix les bains)

     

    La clé du bonheur.


    Ca y est, j'ai déménagé. Ma nouvelle ville devient Aix les Bains, toujours dans les Alpes, pas très loin d'Annecy. Dans un prochain article je montrerai les photos anciennes du train du Revard. 

     

    Je découvre ici les bienfaits du thermalisme et la beauté d'un lac qu'a chanté Lamartine à qui est dédiée "la colline des poètes."




     

    Le lac

    Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
    Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
    Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
    Jeter l'ancre un seul jour ?

    Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière,
    Et près des flots chéris qu'elle devait revoir,
    Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre
    Où tu la vis s'asseoir !

    Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
    Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
    Ainsi le vent jetait l'écume de tes ondes
    Sur ses pieds adorés.

    Un soir, t'en souvient-il ? nous voguions en silence ;
    On n'entendait au loin, sur l'onde et sous les cieux,
    Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
    Tes flots harmonieux.

    Tout à coup des accents inconnus à la terre
    Du rivage charmé frappèrent les échos ;
    Le flot fut attentif, et la voix qui m'est chère
    Laissa tomber ces mots :

    " Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
    Suspendez votre cours :
    Laissez-nous savourer les rapides délices
    Des plus beaux de nos jours !

    " Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
    Coulez, coulez pour eux ;
    Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
    Oubliez les heureux.

    " Mais je demande en vain quelques moments encore,
    Le temps m'échappe et fuit ;
    Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l'aurore
    Va dissiper la nuit.

    " Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive,
    Hâtons-nous, jouissons !
    L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;
    Il coule, et nous passons ! "

    Temps jaloux, se peut-il que ces moments d'ivresse,
    Où l'amour à longs flots nous verse le bonheur, 
    S'envolent loin de nous de la même vitesse
    Que les jours de malheur ?

    Eh quoi ! n'en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
    Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
    Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
    Ne nous les rendra plus !

    Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
    Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
    Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
    Que vous nous ravissez ?

    Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
    Vous, que le temps épargne ou qu'il peut rajeunir,
    Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
    Au moins le souvenir !

    Qu'il soit dans ton repos, qu'il soit dans tes orages,
    Beau lac, et dans l'aspect de tes riants coteaux,
    Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
    Qui pendent sur tes eaux.

    Qu'il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
    Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
    Dans l'astre au front d'argent qui blanchit ta surface
    De ses molles clartés.

    Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
    Que les parfums légers de ton air embaumé,
    Que tout ce qu'on entend, l'on voit ou l'on respire,
    Tout dise : Ils ont aimé !

     

    De 1816 à 1830, Lamartine (1790-1869) a séjourné huit fois à Aix-les-Bains.

    C’est au cours de son premier séjour, du 6 au 26 octobre 1816, à la Pension Perrier, qu’il rencontre la passion. Elle se nomme Julie Charles, de six ans son aînée, épouse de l’illustre physicien Jacques Charles. Julie est logée dans la chambre qui jouxte celle de Lamartine. Le 10 octobre 1816celui-ci la sauve d’un naufrage au cours d’une tempête sur le lac du Bourget. Il écrira : «j’ai sauvé avant hier une jeune femme qui se noyait, elle remplit aujourd’hui mes jours». Ensemble, ils parcourent les sites du Bourget. Puis ils se séparent et se reverront à Paris. voir la suite la colline des poètes.

     



     

     



    "Les premiers thermes" photo ci-dessous: 

    Around the IIIth century BC, some Celtic tribes – the Allobroges – came in the area and benefited yet of the sulphated and calcic water. In the Ist BC, the Romans founded Aquasense and created the first thermal therapeutics baths. The first thermal spa was developed in Aix les Bains during the XIXth century. 




     

    Géographie et carte d'Aix-les-Bains : 

     

    L'altitude de la mairie d'Aix-les-Bains est de 240 mètres environ. La superficie d'Aix-les-Bains est de 12.62 km ². La latitude d'Aix-les-Bains est de 45.694 degrés Nord et la longitude d'Aix-les-Bains est de 5.909 degrés Est. Les villes et villages proches d'Aix-les-Bains sont : Tresserve (73) à 2.09 km, Mouxy (73) à 2.42 km, Brison-Saint-Innocent (73) à 3.11 km, Pugny-Chatenod (73) à 3.36 km, Grésy-sur-Aix (73) à 3.66 km.

     

    (Les distances avec ces communes proches d'Aix-les-Bains sont calculées à vol d'oiseau - Voir la liste des villes du département de la Savoie) 


     


    lac du bourget - rive est

     

    Lac du Bourget (lake of Bourget):It is the largest natural lake of France, C'est le plus grand lac naturel de France, chacune de ses berges a sa propre atmosphère : avec Aix-les-Bains la rive orientale est davantage balnéaire, plus construite, la route longeant les berges.

     

    La rive ouest est plus sauvage, avec des pentes raides qui plongent vers le lac, des bois et des routes sinueuses.

     

    Le tour du lac est très riche en panorama et édifices. Du mont du Chat au sud-ouest et au sommet du Molard Noir, on profite d'un très beau panorama. Dans un cadre naturel très reposant, l'abbaye royale de Hautecombe sur la rive occidentale abrite la plupart des souverains de la maison de Savoie ainsi que le dernier Roi d'Italie Umberto II.

     

     L'origine du bâtiment remonte au XIIe siècle. 

     

     


     


    Abbaye de Hautecombe

     

    C’est la nécropole des Princes et Ducs de Savoie. Elle est toujours en activité (pour son aspect abbaye, pas nécropole !) puisqu’elle héberge une communauté mixte de religieux et de laïcs modernes. On ne peut pas en faire le tour et seule une petite partie est ouverte à la visite. C’est dommage, on ne peut pas acceder au lac.

    On y voit les diverses sépultures de la famille de Savoie. Pièce remarquable : une statut de marbre d’une des bienfaitrice du bâtiment, où le sculpteur a été jusqu’à rendre les moirés des étoffes, les piqûres dans le cuir des gants et la trace des ongles à travers le gants.




     

    Pas de séjour à Aix-les-Bains sans une petite visite du Casino Grand Cercle, créé en 1847, qui vaut le coup d’œil avec son théâtre romantique à la française et des plafonds de mosaïques du Vénitien Salviati !

    A voir aussi les thermes nationaux, construits à partir de 1777 par le roi Victor-Amédée III et agrandis en 1932. Le nouveau bâtiment de style Art Déco possède notamment un hall et deux cabines de luxe classées monuments historiques.

    Les amateurs d’art ne manqueront pas la visite du musée Faure, qui accueille une collection de peintres impressionnistes (Cézanne, Degas, Pissarro, Bonnard, Marquet…) et la deuxième collection en France de Rodin, soit plus de 30 sculptures.

    Autour du lac, rendez-vous à l’abbaye d’Hautecombe, chef d’œuvre du style gothique troubadour et mausolée des princes de la Maison de Savoie. Elle surplombe le lac depuis le XIIème siècle et possède une chapelle des Princes et une grange batelière d’une belle austérité cistercienne.

    Profitez du calme et du silence offerts par le petit prieuré du Bourget-du-lac, fondé au XIème siècle, avec sa crypte romane et son jardin à la française, et allez jeter un coup d’oeil au château de Thomas II de Savoie.

     


     

    L’église Notre-Dame d'Aix-les-Bains est une église construite dans un style d'inspitation byzantine à la fin du XIXe siècle. Le bâtiment prend la forme d'une croix. La croisée des transepts supporte une coupole. Son clocher de couleur verte, à cause de l'oxydation de sa couverture, est fait de bois, sa tour s’élève à 55 mètres au-dessus du parvis. On peut également contempler ses voûtes en berceau simple qui, pour leur part, sont plutôt d’inspiration romane. Le chemin de croix, en cours de classement à l’Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, provient d’Espagne, d’où il a été ramené par le général Forestier, lors des campagnes de Napoléon. Quant aux tableaux des douze apôtres, classés depuis 1976, et conservés dans le chœur, ils proviennent certainement d’Italie, d’après les expertises, et seraient du XVIIe siècle. Cet édifice domine de ses hauteurs la ville aixoise. Il est très présent dans la vie quotidienne des habitants. Son parking se transforme durant la semaine en parking public et ce en raison de son emplacement central dans le tissu urbain.

     


     

    Historique: Le projet de construction débuta dans les années 1875 sur les instances du curé Pavy. L’Église Notre-Dame, paroisse de l’Assomption se trouve dans le Centre ville d'Aix-les-Bains. Un concours d'architectes fut organisé pour la concevoir l'édifice religieux et fut remporté par Arthur Bertin. La construction fut confié à l'entreprise Bonna qui débuté les travaux en 1890 pour se terminer en 1892 bien qu'en réalité des modifications fut encore apportées jusqu'en 1905.

     




     



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  • C'EST POUR TOI CETTE ROSE

    Tellement beau!!!

     

     

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    Il s'agit d'une rose magique d’amitié.
    Tu dois  passer cette rose à
    au moins cinq amis(es) d’ici
    une heure de réception.
    Après cela, fais un vœu
    et ton vœu sera exaucé!
    Un(e) véritable ami(e) te renverras cette rose !



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  • Les limites de la connaissance 6-7) Positions et attitudes philosophiques 

    (deuxième partie).

    .

     

    "La science nous permettra-t-elle un jour de tout savoir? Ne rêve-t-elle pas d'une formule qui explique tout? N'y aurait-il rien qui entrave sa marche triomphale? Le monde deviendra-t-il transparent à l'intelligence humaine? Tout mystère pourra-il être à jamais dissipé?


    Hervé Zwirn pense qu'il n'en n'est rien.La science, en même temps qu'elle progresse à pas de géant marque elle même ses limites. C'est ce que montre la découverte des propositions indécidables qui ont suivi le théorème de Gödel. Ou celle des propriétés surprenantes du chaos déterministe. Ou encore les paradoxes de la théorie quantique qui ont opposé Einstein et Bohr  en mettant en cause toute notre manière de penser.

    L'analyse de ces limites que la science découvre à sa propre connaissance conduit à poser une question plus profonde: qu'est ce que le réel?"


    Je voudrais ici faire partager ma lecture de Hervé Zwirn sur le chapitre du chaos quantique.

        

                En exergue:

    "En bref, je défendrai une conception dans laquelle l'esprit ne se contente pas de "copier" un monde qui ne peut être décrit que pas une Seule et Unique Théorie Vraie. Mais je ne prétend que l'esprit invente le monde [...]. L'esprit et le monde construisent conjointement l'esprit et le monde.       Putnam (1981).


     

    1) Introduction.

    Les articles précédents ont montré que la science ne peut atteindre la certitude, mais on peut penser que c'est la meilleure approche cognitive de l'univers que nous possédons même si elle ne peut atteindre au degré de perfection ultime que nous souhaiterions. C'est le symptôme d'une limitation de nos possibilités humaines de connaissance et pas seulement du discours scientifique qui pourrait être dépassé par un moyen alternatif non scientifique comme la magie ou des "parasciences". Elle a fait l'objet de l'article "Les limites de la connaissance 6-6". 

         Les limites constructives: l'impossibilité de construire des systèmes échappant à tout doute et de donner des fondations certaines au savoir. 

         Les limites prédictivesl'espoir de prédire de manière complète, avec certitude et sur des périodes arbitrairement grandes l'évolution des systèmes physiques ne peut être atteint. 

         Limites cognitives: impossibilité de connaître parfaitement et en détail certaines parties du monde.

         Limites ontologiques: elles éliminent certaines entités conceptuelles comme inconsistantes ou résidant en dehors des possibilités d'appréhension du discours. 

    Il faut cependant en préciser la portée véritable et préciser les résultats qui peuvent en atténuer l'impact. Par exemple: "aucun système formel assez puissant pour incorporer l'arithmétique ne peut prouver par ses propre moyens sa consistance s'il n'est pas contradictoire". Cela ne veut pas dire qu'il soit impossible de la faire par d'autres moyens: la preuve donnée par Gentzen le montre.

    Après cette réflexion, nous pouvons aborder plus en détail l'examen des positions et attitudes philosophiques qui se sont exprimées après la découverte de ce monde quantique.

    Le réalisme comme l'idéalisme ont des arguments en leur faveur tout en étant ébranlés par des objections sérieuses, mais les critiques ne suffisent pas à réfuter globalement et définitivement chaque position, pas plus que les arguments ne peuvent en établir la vérité. Les autres arguments avancés par les pragmatistes ou les constructivistes ne se prononcent pas directement sur l'ontologie, mais ils aboutissent à des conclusions épistémologiques qui peuvent avoir des conséquences métaphysiques. 

    Dans cette deuxième partie de l'article, nous analyserons plus en détail un certain nombre de variantes en examinant aussi de quelle manière "les limites de la connaissance" jettent un éclairage nouveau sur ces problèmes:

              Le réalisme de Boyd.

              Le scepticisme de Stein.

              Le réalisme structurel de Poincaré.

              L'empirisme constructif de Van Fraassen.

              Le réalisme interne de Putnam.

              Le réalisme de Bonsack. 

              Le Réalisme voilé de Bernard D'Espagnat.


    1) Le réalisme de Boyd.

    autre Boyd: Richard Boyd-Dunlop’s figures (réalisme?)

    Il est une réponse aux arguments classiques des antiréalistes. Pour lui, l'objet de la science est la connaissance des phénomènes indépendants pour une grande part des théories et cette connaissance est possible même lorsque les phénomènes ne sont pas observables. Son argument, qu'il appelle "abductif", en faveur du réalisme est le succès des théories scientifiques. "Contre les empiristes, le réaliste avance que c'est seulement en acceptant la réalité d'un savoir théorique approximatif qu'il est possible d'expliquer la réussite expérimentale des méthodes scientifiques." Cette explication repose sur deux points: *le premier est une conception cumulative de la recherche par approximations successives de la vérité. *Le deuxième est qu'elle est possible car il existe une relation dialectique entre les théories courantes et la méthodologie utilisée pour leur amélioration. La méthode scientifique fournit une stratégie de modification des théories existantes. Si le corpus des théories acceptées est suffisamment proche de la vérité, cette méthodologie produit une amélioration à la fois de notre connaissance du monde et de la méthodologie elle-même. Pour Boyd, il est impossible d'expliquer que ce processus fonctionne sans adopter une conception réaliste. Il s'oppose aux antiréalistes constructivistes selon laquelle le monde est défini ou construit par par la tradition théorique qui définit la méthodologie, mais il en adopte un trait: la méthodologie scientifique dépend étroitement du cadre théorique. Il en tire un argument en faveur du réalisme: "la réussite empirique des théories ne peut être un artefact de la construction sociale de la réalité." 

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